Stratégie Post-Carbone pour le territoire de Fontainebleau !
Cher tous,
A l’heure où l’accès à l’énergie de l’humanité est un des principaux défis que va devoir résoudre notre société, la ville de Fontainebleau, en partenariat avec l’ARENE Île-de-France s’est engagée dans une démarche visant à réduire notre consommation d’énergie dans la vie quotidienne.
En d’autres termes, il s’agit de rendre notre territoire durable sur les plans environnementaux, sociaux et économiques. Pour cela, 4 thématiques particulières ont été étudiées :
- l’alimentation
- les transports
- le bâtiment
- l’emploi
Chacune de ces thématiques revêt l’un des composantes du développement durable. A mon sens, la thématique emploi est celle sur laquelle le territoire de Fontainebleau devra approfondir grandement ses efforts dans les années à venir. Un territoire trop tourné vers la capitale comme l’est notre bassin de vie ne pourra survivre qu’en trouvant une croissance « locale » alimentée par des emplois à forte valeur ajoutée. Il est dès lors primordial que dans tous les futurs aménagements de quartier (et notamment avec l’évacuation des terrains militaires des quartiers Damesne, Bréau) des espaces soient réservés pour des bureaux, des centres de recherche ou des activités à technologie avancée.
Plus concrètement, dans chacun des domaines auquel s’est intéressée la stratégie post-carbone, les recommandations suivantes peuvent être faites :
- alimentation : le sud seine et marne regorge de ressources agricoles en tout genre depuis les cultures céréalières en passant par de l’élevage ou encore des produits comme la bière. Il est vital pour le territoire de s’appuyer sur cette richesse afin que celle-ci puisse survivre aux mutations nationales et internationales. Pour cela, le développement des « circuits courts » est indispensable : le lieu de consommation du produit doit se rapprocher un maximum du lieu de production. En ce sens, j’ai engagé au titre de la ville de Fontainebleau une démarche avec la Chambre d’Agriculture de Seine-et-Marne afin de créer un partenariat fort entre Fontainebleau et ses alentours. Le groupe de travail rendra ses conclusions et ses pistes d’action dans les mois à venir.
- bâtiment : le bâtiment représente près d’un quart des émissions de gaz à effet de serre en France. S’engager dans la rénovation du bâti, c’est pérenniser notre production énergétique pour les décennies à venir. En ce sens, la ville incite fortement les investisseurs et promoteurs à s’engager dans une démarche type « BBC » (Bâtiment Basse Consommation) : ainsi lorsqu’un terrain communal est cédé à un investisseur la ville impose dans son cahier des charges des bâtiments basse consommation. De même, lorsqu’un bailleur social mène une opération de rénovation comme les immeubles de la Faisanderie, la ville incite à inscrire dans le permis de construire l’utilisation de matériau « propres » et de système de chauffage non polluants (réseau de chaleur).
- transport : le transport, c’est également près de 20% des émissions de gaz à effet de serre en France. Pour réduire cette proportion, des solutions existent au niveau individuel (véhicule électrique, utilisation du vélo..) et au niveau collectif (développement du co-voiturage, du micro-fret..). Il y a de cela près d’un an, la ville s’est engagée dans une démarche développement durable en augmentant radicalement le nombre de pistes cyclables via des « contre-sens vélos » (plus d’informations ici). L’idée que j’ai défendu avec mes collègues est de parvenir à une continuité de liaisons cyclables entre le centre-ville et la gare de Fontainebleau-Avon par exemple. C’est ce qui va être approfondi l’an prochain. Dans cette démarche, le Conseil Régional nous soutient par l’intermédiaire des contrats « Réseau Vert ».
- emploi : l’emploi c’est le point noir de la stratégie post-carbone car indiscutablement le plus difficile à mettre en oeuvre. Développer les nouvelles technologies comme le « télé-travail » via des « smart centers » est une piste qu’il faut creuser, c’est évident. Néanmoins, pour promouvoir l’emploi, il faut du foncier pour y installer des entreprises. Dans cette démarche, la ville de Fontainebleau est donc impatiente de pouvoir récupérer du foncier militaire. L’action de la communauté de communes sera déterminante pour réussir cette transition entre ville où les actifs travaillent à Paris (je n’échappe pas à la règle) et ville auto-suffisante en termes d’emploi.
Vous le voyez, la stratégie post-carbone, c’est une démarche de long-terme dans laquelle la ville s’engage fortement. Après l’étude réalisée en partenariat avec l’ARENE que vous pouvez retrouver ici, il nous reste à nous impliquer dans la démarche de manière plus poussée, en allant chercher les soutiens financiers et les outils adéquates pour y parvenir.
« Y’a plus qu’à, y faut qu’on » comme dirait l’autre













