Archives de la Catégorie ‘Politique générale’

S’il vous plaît, laissez-nous une retraite : réformons !

Cher tous,

Aujourd’hui a lieu la grande manifestation solidaire pour l’avenir de nos retraites. C’est toujours étrange de voir comment les syndicats présentent les choses, soutenus qu’ils sont par la gauche plurielle. Pour moi, manifester contre la réforme du gouvernement et exiger qu’il ne fasse rien, c’est plutôt inciter à la mort de notre système de retraites par répartition !

Avec plus de 30 milliards d’euros de déficit annuel, c’est déjà plus d’une retraite sur dix qui n’est pas financée à l’heure actuelle ! Si nous ne faisons rien, en 2030, ce sera 4 retraites sur 10 non financées !

Face à cela, la jeunesse de France ne peut que s’insurger contre ceux qui défendent le leitmotiv « On s’en fout de nos enfants et de nos petits enfants, nous on veut profiter du système ! ». Je trouve cette attidue révoltante : révoltante, car aujourd’hui bon nombre de mes camarades savent bien que si rien n’est fait nous n’aurons pas de retraite. Et encore, même si nous faisons aujourd’hui quelque chose, il faudra certainement y retoucher. Il me paraîtrait surprenant que je parte à la retraite avant 65 ans… nous verrons bien.

Ce qui est sûr, c’est que face aux archaïsmes des modes de pensée de certains (60 ans disent ils est un « acquis social » : je crois que rien n’est jamais acquis, tout est question de circonstances…), il faut au contraire se battre pour réformer et sauver notre système de retraites.

Plus que jamais, l’avenir de la France est menacé si nous nous laissons attirer par les sirènes des conservateurs…

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Posté par cedric le 7 septembre 2010 Aucun Commentaire

Campus d’été des Jeunes Populaires !

Cher tous,

Aujourd’hui, c’est le Campus d’été des Jeunes Populaires ! Pendant toute la journée, près de 2000 jeunes se retrouvent à Port-Marly pour une journée de travail et de détente !

Le Campus, c’est un peu l’événement de rentrée de l’UMP. Cette année, le Campus s’offre un format un peu particulier puisqu’il s’agit avant tout d’une journée de travail sur les valeurs qui nous regroupent à l’UMP : le travail, le mérite, la Nation, la responsabilité. Experts, sociologues et jeunes échangeront ensemble sur ces thèmes tout au long de la journée. Une formation pour les jeunes élus de notre mouvement est également prévu. Et le soir, une grande soirée est prévue avec tous les Jeunes Populaires. Bref, un moment de fête où convivialité et travail sont mêlés. Savoir être sérieux sans se prendre au sérieux, c’est ça la force de l’UMP.

Cette journée sera également un moment un peu particulier pour moi puisqu’au cours de la journée, la nouvelle équipe nationale des Jeunes Populaires sera présentée officiellement. Je serai amené dans les deux années qui viennent à m’occuper des Jeunes Populaires des fédérations franciliennes. La tâche est immense et beaucoup de travail est à entreprendre.

Autant dire que les sujets franciliens m’intéresseront au plus haut point.

L’action du président Jean-Paul Huchon sera suivie de très près ;)

A bon entendeur

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Posté par cedric le 31 août 2010 Aucun Commentaire

Cap sur 2012, c’est parti !

Cher tous,

Mercredi 23 juin avait lieu le lancement de campagne de Benjamin Lancar pour le renouvellement de la présidence des jeunes de l’UMP en septembre. Cette équipe, dont je fais partie depuis 2 ans maintenant, a fait ses preuves : mise en place de nouvelles structures pour toucher des publics jusque là oubliés (UMP Campus, UMP Lycées), création d’une grande école de formation et d’un événement annuel « Le Printemps des Jeunes Populaires », création d’une Iforce, force de frappe sur Internet avec un extranet et un intranet pour les militants, rédaction de 10 livres blancs et près de 250 propositions.

Le travail réalisé durant ces deux années doit servir de base à la préparation des prochaines échéances électorales et notamment celle de 2012 avec les élections présidentielles. Plus de formation avec des thématiques de fond, plus d’outils locaux pour travailler tous les terrains avec des tracts personnalisés, un maillage territorial plus complet, une meilleure reconnaissance de notre travail et de nos valeurs, sont autant d’objectifs que nous défendrons si nous sommes réélus !

J’étais pour ma part mercredi soir à Tours afin de présenter notre programme aux militants d’Indre et Loire : je crois pouvoir dire qu’ils sont convaincus et que le soutien de leur responsable départemental jeune, Benjamin Philippon est acté !

Pour retrouver l’intégralité du programme, rendez-vous ici !

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Posté par cedric le 25 juin 2010 Aucun Commentaire

F. Mitterand : Musée de l’histoire de France « pas à Fontainebleau »

Cher tous,

Ce matin sur Europe 1, le ministre Frédéric Mitterand annonçait que le musée de l’Histoire de France ne serait pas à Fontainebleau. C’est évidemment une grande déception pour le dossier bellifontain qui présentait de nombreux atouts : depuis un site existant jusqu’à la mise en place d’une navette directe entre la gare et le futur musée et un soutien local très fort.

Le lieu du futur musée n’est pas encore arrêter mais Fontainebleau ne figure plus dans la liste des finalistes. Pour autant, de vraies questions subsistent sur ce musée : après avoir évoqué Fontainebleau, l’Île Seguin à Boulogne, l’implantation du musée n’est toujours pas décidée. Au regard de l’état des finances publiques en 2010, il faudrait pourtant que le musée puisse s’implanter dans un site déjà prêt à l’accueillir… comme seul le proposait Fontainebleau. Alors, musée ou pas musée ? Si oui, quand et où ?

PARIS, 16 mai 2010 (AFP) – Le ministre de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand, a exclu dimanche que Fontainebleau (Seine-et-Marne) puisse devenir le site du futur musée d’histoire de France.

« La Maison de l’Histoire de France sera composée de trois choses : de l’ensemble des musées historiques français, d’un portail, et puis d’un lieu qui permettra aux familles de visiter la chronologie, mais aussi de voir des films, des colloques, etc. », a rappelé le ministre lors du Grand Rendez-vous Europe1/Aujourd’hui en France. « A mon avis il ne faut pas que ce soit dans un lieu qui soit uniquement consacré à l’histoire de la monarchie française. L’histoire de France ce n’est pas uniquement l’histoire de la monarchie », a expliqué le ministre. « Donc pas à Fontainebleau, qui est par ailleurs un magnifique musée admirablement entretenu et admirablement dirigé », a-t-il ajouté. Dans un rapport rendu en mai 2009, l’historien Jean-Pierre Rioux avait mis l’accent sur cinq sites possibles pour accueillir le musée d’histoire de France que Nicolas Sarkozy a décidé de créer : Vincennes, les Invalides, Fontainebleau, le Grand Palais et le Palais de Chaillot. Fin septembre 2009, Jean-François Hebert, l’ancien directeur du cabinet de Christine Albanel, la précédente ministre de la Culture, a été nommé à la présidence de l’établissement public de Fontainebleau, mais également comme responsable du projet de musée d’histoire de France.

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Posté par cedric le 16 mai 2010 Aucun Commentaire

La crise, où s’arrêtera-t-elle ?

Cher tous,

Aujourd’hui une séquence point de vue / analyse sur la crise et le chemin qu’elle prend ces derniers jours. Comme prévu, l’économie ne repart pas ; l’économie va même plutôt mal. Les récents développements sur les marchés financiers n’arrangeront rien.

Pourquoi ? Tout simplement parce que l’économie vit à crédit des marchés financiers.

Le cycle est « simple » : les investisseurs perdent confiance en un produit ou en une catégorie de produits financiers (les subprimes), la valeur nulle de ces produits fait couler certains établissements qui étaient en possession de ces actifs (Lehman Brothers, Bear & Stearns), les autres banques font de grosses pertes (RBS, Deutsche Bank..), les banques diminuent l’accès au crédit, les entreprises déjà affectées par une chute de leur vente ne peuvent plus emprunter pour se renflouer, les Etats mettent donc la main à la poche pour aider banques et entreprises à passer le cap tout en essayant d’atténuer les conséquences sociales, certains Etats s’endettent trop, les agences de notation dégradent la note de leur dette (Grèce, Portugal, Espagne), les marchés perdent confiance en ces Etats et les taux de marché montent, les dettes des Etats sont considérées comme spéculatives (Grèce), les Etats ne peuvent plus emprunter. Ca c’est la partie passée, deux ans d’histoire résumée en quelques étapes clés qui ne prétendent pas être exhaustives mais servent de base pour comprendre le reste de l’histoire ; car bien évidemment suite de l’histoire il y a…

La suite du « cycle » ça donne les étapes suivantes : les Etats ne pouvant plus emprunter font appel au FMI ou à l’UE, des sommes insuffisantes sont mobilisées et mettent en péril les finances des prêteurs, un Etat fait faillite, les actifs étrangers présents dans ce pays ne valent plus rien, des faillites de banques / d’entreprises étrangères affectent d’autres Etats, les Etats se trouvent à leur tour en situation difficile… bref, vous l’avez compris c’est l’effet domino des faillites des Etats.

Ces derniers jours, les agences de « rating » (S&P, Moody’s pour les plus célèbres) ont dégradé la note de la Grèce (entraînant l’impossibilité pour elle d’emprunter sur les marchés et activant ainsi les mécanismes d’aides UE / FMI), du Portugal et de l’Espagne. Les marchés financiers européens ont violemment réagi, accentuant la pression sur les Etats en question.

Se pose tout d’abord la question de la légitimité des agences de notation (américaines soit dit en passant) de faire la pluie et le beau temps sur les marchés : les mêmes agences qui attribuaient encore une note maximale à Enron juste avant sa faillite.

Outre ce fait, la véritable question concerne l’effet domino : les Etats européens ont tous des engagements financiers dans d’autres Etats membres et leur « exposition » est réelle. La France possède ainsi pour 50 milliards d’euros en Grèce (via ses filiales bancaires) contre 30 milliards pour l’Allemagne. La France est le pays le plus exposé dans les pays « à risque » de l’Union, les PIIGS : Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne (Spain). Pour faire simple, une faillite d’un des Etats nous affecte bien plus qu’à hauteur du prêt accordé en urgence (de l’ordre de 6 milliards d’euros à la Grèce je crois).

La solution ? Je ne la connais pas. Pour restaurer la confiance des marchés, il faut avoir des « fondamentaux » (=économie réelle) solide et réformer tous les domaines : fonctionnement de l’Etat, entreprises, ajustement de personnel… Je ne vous fais pas la liste complète mais vous aurez compris que ce sont des mesures socialement difficiles à prendre. Je ne vous raconte même pas le scénario précédent avec une révolution dans un pays…

Conclusion ? Wait & See. On croise les doigts, on espère que les annonces restaureront la confiance et surtout, surtout, on s’attaque en profondeur à une réforme des marchés financiers internationaux !

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Posté par cedric le 29 avril 2010 Aucun Commentaire

Stop aux outrages envers la France !

Cher tous,

C’est avec une certaine indignation que je prends la plume. Qu’entends-je ? Un concours de « politquement incorrect » organisé par la FNAC de Nice a choisi la photo ci-dessus comme lauréat !!

C’est un outrage au drapeau français, à tous ceux qui se sont battus pour elle à travers les âges et qui à chaque cérémonie (la prochaine est demain) font vivre le souvenir. C’est incroyable qu’un jury puisse tolérer un cliché comme celui-là et qu’en plus le candidat finisse lauréat !

Où va-t-on ? La France est une grande Nation, ouverte et tolérante mais mince, il y a des limites que tous les citoyens et résidents français se doivent de respecter. L’outrage au drapeau est un acte inqualifiable. Ceci me rappelle un match « France-Algérie » – d’ailleurs interrompu avant la fin – au cours duquel certains avaient sifflé la Marseillaise. Jacques Chirac, président de la République avait alors déclaré qu’il « ne tolérerait pas et n’accepterait pas que l’on siffle la Marseillaise ». Il avait raison et il aura toujours raison dans ce genre de situation.

La France, on doit la respecter. La France, on doit l’aimer. Car la France nous respecte et nous aime.

Halte aux dérives anti-patriotiques ; n’oublions pas d’où l’on vient. N’oublions pas où l’on va : ensemble, vers l’avenir, dans une République respectée qui s’occupe des siens, qui à leur tour lui sont redevables.

Ce débat m’en rappelle un autre très d’actualité : le débat sur la burqa. Pour moi, c’est non, la burqa n’est pas la bienvenue en France. Non pour des raisons religieuses mais pour des raisons culturelles : en France, on vit à visage découvert. On se doit de respecter la culture du pays où l’on réside : l’idée ne viendrait  à personne de contester le port du voile par les Européennes (musulmanes ou non) dans des pays où les femmes vivent voilées. C’est la même chose en France. Les droits de l’homme dans notre pays, ce sont aussi les droits de la femme comme le rappelle notre Constitution.

A bon entendeur

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Posté par cedric le 24 avril 2010 1 Commentaire

Nuage islandais : vers la fin du « manège » ?

Cher tous,

L’Europe et le monde ont vécu le week-end dernier un événement inédit dans l’histoire du trafic aérien : la fermeture pendant plusieurs jours des espaces aériens européens. Outre les coûts estimés pour les compagnies aériennes (j’ai lu des estimations à plus de 1,2 milliard d’euros), cette « crise dans la crise » a permis d’illustrer les interdépendances mondiales qui existent entre les pays. On a tout vu : entre les industries agroalimentaires manquant de produits venant de l’autre bout du monde, les tensions sur les raffineries dont l’activité s’est trouvée subitement réduite, les 150 000 français coincés à l’étranger sans ressources, les businessmen travaillant à distance pour ne pas accumuler trop de retard, les riverains des aéroports contents pouvoir profiter d’un week-end ensoleillé paisible…

 Cet événement est une véritable mine d’or sociologique sur la mondialisation et ses effets. Elle a limité l’un des principaux sous-jacents de cette mondialisation : le transport. Tous les « flux » internationaux s’en sont trouvé réduits et les comportements ont rapidement évolué. Les consommateurs n’ont plus acheté les tomates « bio » chiliennes (on se demande comment font ces tomates pour rester bio vu tout le carburant consommé pour les acheminer en Europe !) mais les tomates du producteur local, les déplacements se sont trouvés soudain limités (certains n’osant même pas tenter de prendre le train avec les grèves…), les gens ont passé leurs vacances à la campagne et non à l’étranger.

 En accumulant tous ces facteurs, on constate une chose : réduire les transports internationaux, c’est renforcer les liens entre les riverains et les territoires et les populations. Les petits producteurs ont vendu leur marchandise et les français coincés à l’étranger se sont entraidés.

 Cela me fait penser au suicide de Vatel, tel que décrit par Mme de Sévigné. Pendant quelques instants, le « manège » s’arrête avant de repartir de plus bel. C’est dommage, il est parfois très sain que le manège se calme… Divertissement pascalien quand tu nous tiens !

 Quoi qu’il en soit, le parallèle avec des pistes pour des réductions de notre impact environnemental est évident : recréer des liens locaux entre les hommes et les territoires, dans l’alimentation, dans les transports, dans les relations sociales et les réseaux de personne. Rendez-vous le 3 mai pour la journée de restitution de l’étude post-carbone pour la Ville de Fontainebleau qui, à mon sens, pourrait trouver des exemples dans cette crise islandaise.

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Posté par cedric le 21 avril 2010 Aucun Commentaire

Point de vue : Une reprise possible sans sursaut de l’immobilier ?

Cher tous,

Aujourd’hui un sujet non strictement bellifontain. En fait, c’est même un sujet international ; après avoir traité de la crise la dernière fois, analysons un peu les opportunités de reprise à court terme.

Pour vous en parler, j’ai choisi un indicateur souvenant révélateur des crises ou reprise : le marché de l’immobilier. Entendons-nous bien l’immobilier au sens large à savoir l’achat de biens mais aussi l’aspect construction et investissements. Observe-t-on une reprise dans le domaine ? A mon sens, la réponse est tristement négative.

J’assistais ce matin à une conférence sur le sujet en présence d’experts. Après les chiffres catastrophiques de 2009 dans la construction (-7% en chiffre d’affaires en France en 2009 ou encore les –60% de mises en chantier au Royaume-Uni en 2008), la tendance ne semble pas nettement s’inverser. On assiste au mieux à une stabilisation à des niveaux extrêmement bas (comme au Royaume-Uni qui a stabilisé son nombre de constructions à un niveau faible… le plus faible depuis la 2nde Guerre Mondiale à vrai dire !) au pire à un plongeon sans fin comme l’Espagne qui, n’étant toujours pas au plus bas, a enregistré depuis 2008 une baisse de 50% de sa production de ciment ! Le seul pays s’en sortant « à peu près », c’est la Chine avec son impressionnante croissante (les ventes de logements ont augmenté de 42% en 2009 !) mais des contraintes qui pourraient peser sur cette croissance : la formation d’une bulle immobilière (les prix augmentent de près de 7% / an depuis 2004) dans le résidentiel qui pourrait empêcher l’accession à la propriété des revenus moyens ou encore les surcapacités dans le non-résidentiel avec des taux de vacance de bureaux de près de 30% à Pékin ou Shangai. Bref, de sacrés défis à relever !

Tout ceci pour dire que la crise est loin d’être derrière nous. Je lisais récemment des estimations qu’une crise comme la nôtre pourrait durer de 3 à 7 ans. On a déjà fait 1,5 ans, je ne sais en revanche pas comment on va faire les autres ! Il faut se serrer les coudes la France n’en sortira pas indemne autrement ! Si on pouvait déjà arrêter de faire 8 jours de grève pour que les salariés de la SNCF bénéficient d’avantages salariaux scandaleux en période de crise, ça serait déjà un bon pas et une preuve de la responsabilité des syndicats français qui ont parfois tendance à perdre raison…

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Posté par cedric le 14 avril 2010 Aucun Commentaire

Moi, Bruno Grandjean, candidat aux soutiens imaginaires… ?

Cher tous,

Une petite nouvelle qui m’a fait sourire en ce beau weekend d’avril. En parcourant les pages du Figaro Economie , une petite information sur les élections internes du MEDEF a attiré mon attention.

Que vois-je ? Bruno Grandjean, candidat à la succession de Laurence Parisot à la tête du MEDEF !

Mieux, Bruno Grandjean se serait prévalu du soutien d’Yvon Jacob, le président de la Fédération des Industries Mécaniques, fait aussitôt démenti par l’intéressé « Si c’est vrai, c’est une initiative personnelle que je ne soutiens pas ». A priori, cette candidature ne serait plus d’actualité ; faute de soutiens ?

Il faut dire que M. Grandjean a une tendance certaine à se prévaloir de soutiens pas tout le temps justifié : le soutien de l’UMP pour les diverses élections (je renvoie les initiés vers le dernier comité départemental et les faits d’armes de Bruno Grandjean à cet instant là…) ou le soutien des bellifontains pour les municipales. Là encore, ça n’est pas très porteur.

En revanche, le soutien des « anti-Valletoux », ça oui il faut avouer que M. Grandjean l’a pour la simple et bonne raison qu’il contribue voire anime ce réseau. A moins que ce soit Roselyne Sarkissian de l’opposition socialiste qui titrait Sarkissian 1 – 0 Valletoux après les élections régionales. Il faut reconnaître que c’est difficile à discerner, les deux groupes votant systématiquement ensemble en conseil municipal.

Je m’y perds un peu à vrai dire. Tellement de « soutiens » et si peu « d’adhésion ». C’est tout juste si M. Grandjean n’avait pas le soutien de Valérie Pécresse pour être candidat aux régionales. Quoi que, c’eût été difficile après avoir accusé le maire UMP de Fontainebleau, porte-parole de Valérie Pécresse, d’être un disciple de Jean-Paul Huchon.

Un peu confus tous ces soutiens, alors si vous avez plus d’infos, postez !

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Posté par cedric le 12 avril 2010 2 Commentaires

Point de vue : 2010, l’année de la reprise ?…

 Cher tous,

La France, comme tous les autres pays du monde, est frappée de plein fouet par la crise. La crise est l’une des plus importantes que le monde ait jamais connu et certainement la plus grave depuis que nos démocratie traditionnelles occidentales existent : crise financière, crise économique, crise institutionnelle et politique.

Crise financière, bien sûr, avec les excès du capitalisme financier. Certes, il a permis de créer une richesse incroyable en peu de temps (depuis les années 80 le PIB a augmenté en volume [càd en tenant compte de l'inflation] d’environ 2% par an). Il a permis à des centaines de millions de gens voir enfin poindre les effets positifs du développement : de 1 milliard de riches à 5 milliards de pauvres en 1980, nous sommes passés à 1 milliard de riches, 1 milliard de pauvres et 4 milliards de personnes en voie de sortir de la pauvreté. Ces effets, nous ne pouvons les nier. Néanmoins, il s’est laissé abuser lui-même : à partir du moment où les spéculateurs ont fait leur apparition, la machine s’est enrayée. Schématiquement, certains pariaient sur des actifs sans pouvoir assurer les risques en cas de défaillance… C’est ainsi que certains en sont venus à parier sur la faillite d’un Etat (cf la Grèce) et en ont retiré quelques milliards. Un tel comportement, en plus d’être économiquement inefficace, est moralement impensable, il doit donc être banni. L’ensemble du spectre politique converge sur cette question.

Crise économique, c’est l’effet le plus visible du « domino ». Une crise de confiance qui affecte les marchés financiers (principaux pourvoyeurs de capitaux nécessaires aux investissements) et se répercute ensuite dans l’économie réelle. Les investisseurs ne se pressent plus au portillon, les acheteurs également, les banques rechignent à prêter. Bref, la machine s’enraye… et les conséquences sociales se font ressentir. Le taux de chômage par rapport à mai 2007 a plus que doublé aux Etats-Unis, a été multiplié par 2,5 en Espagne, a augmenté de 50% au Royaume-Uni, de plus d’1/3 dans la zone euro et de plus de 20% en France. C’est un peu la roulette : quand tout va bien, le plein emploi est là, en revanche il faut être capable d’accepter les conséquences quand la boule tombe sur la case « tout va à la banque »… Est-on prêt à  »jouer » ainsi au XXIème siècle ? La question mérite d’être posée.

Crise institutionnelle ensuite, car c’est tout un équilibre mondial qui est en jeu. On sent un vent de panique monter des Etats, contraints de se porter à la rescousse des banques car elles sont « too big to fail » (trop grosses pour couler). Si cela a été peu le cas en France (les prêts consentis ont rapporté 2 milliards d’euros), certains Etats ont mis la main à la poche et vont continuer de le faire avec tous les problèmes d’acceptabilité engendrés (comme en Islande). Je m’inquiète aussi de la montée de certains comportements d’Etats (Israël vs Palestine, les propos de la Grèce qui accusent l’Allemagne d’être raciste, l’Iran, Google et la Chine, pour ne citer que les plus graves…) et des conséquences sur la paix chèrement acquise au lendemain de la IIème Guerre Mondiale.

Crise politique enfin. C’est vrai, le monde n’est plus le même. C’est vrai, on ne peut pas faire la politique de l’autruche et refuser de voir quand les choses vont mal. Les grecs sont les premiers de la zone euro à l’expérimenter (avec un mois entier où les fonctionnaires n’ont pas été payés tout de même !) mais d’autres pourraient suivre comme le Portugal, le Royaume-Uni et certainement la France. Il faut s’y préparer et arrêter de crier au loup toutes les 2 minutes : ce n’est pas en tapant sur les employeurs que le climat social s’adoucira, c’est en étant responsable chacun à son niveau. Les politiques sont là pour ça, pourtant aujourd’hui, la crédibilité des uns et des autres (droite ou gauche) est entâchée par des « affaires » ou des « scandales ». Un peu de mâturité dans le débat politique pourrait éviter les taux d’abstention record aux dernières régionales qui m’inquiètent encore plus que les résultats en eux-mêmes…

Voilà pourquoi il nous faut reconstruire les bases d’un nouveau modèle, plus redistributif et atténuant les inégalités internes (au sein d’un pays) à défaut de pouvoir résoudre toutes les externes (entre les Nations). Fixer des limites aux banques (ratios de solvabilité et taxe sur les opérations financières), asseoir notre croissance sur une assiette durable (de la valeur réelle et créée et non une ligne de sortie sur un ordinateur), réformer les structures sociales inadaptées au XXIème siècle (car n’ayant pas été modifiée depuis 1945, du moins pour la France), repenser l’avenir de notre pays (via une forme de « patriotisme économique ») mais aussi retisser du lien interpersonnel pour que chacun soit fier d’être français. La France, ça n’est pas une machine à café sur laquelle on appuie jusqu’à ce qu’elle tombe en panne ; c’est un système où chacun contribue à alimenter la machine et la répare si elle tombe en panne.

C’est un point de vue sur les choses bien entendu, je ne prétends pas avoir la science infuse. Je crois en tout cas que ce sont quelques données actuelles que chacun devrait garder en tête juste au cas où…

A bon entendeur,

Cédric

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Posté par cedric le 6 avril 2010 Aucun Commentaire