Hollande nous promet du changement maintenant…

Cher tous,

L’élection présidentielle est toujours un moment particulier dans la vie politique française. Un moment où 65 millions de français font le choix d’élire un homme ou une femme pour changer en profondeur notre quotidien et la société. Il est bien entendu que le président de la République dispose en France d’un pouvoir considérable, hérité, après moult tumultes, du pouvoir du Roi d’avant la mise en place de la République. En 2012 pourtant, il est clair que la France ne se dirige pas uniquement depuis l’Elysée au regard de la multitude d’échelons administratifs (commune, communauté de communes, département, région, Europe) et la situation de nos finances publiques…

Des finances publiques qui, après plusieurs années de crise, ne sont pas au plus fort : le déficit budgétaire de l’Etat varie depuis 30 ans entre 40 et 100Md€ (au plus dur de la crise), gouvernements de droite et de gauche confondus, pour des recettes fiscales de 250Md€ environ… sans oublier les 1 7000Md€ de dettes ! Du temps de la monarchie, la solution était toute « désignée » lorsqu’on approchait d’une faillite : soit l’on tuait les créanciers (les Lombards, les juifs etc), soit l’on trouvait de nouvelles ressources (Philippe le Bel fit ainsi emprisonner puis piller le trésor des Templiers en 1307), soit l’on faisait une guerre… Aujourd’hui, les méthodes sont plus « humaines » : on diminue les dépenses, on augmente les recettes et, entre temps, on fait marcher la planche à billet.

Bref, ce matin, François Hollande présentait son programme dont vous trouverez les grandes lignes résumées par l’AFP ci-dessous. L’ensemble est cohérent dans son ancrage à gauche toute mais – je crois – irréaliste d’un point de vue financier, avec des pointes de démagogie…

La meilleure des propositions reste sans aucun doute la réaffectation d’une partie de l’épargne française au financement de son industrie : c’est une manière utile de mobiliser l’épargne des français et de pérenniser l’emploi en France. Un peu sur le modèle de la Caisse des Dépôts et Consignations, dépositaire des fonds du Livret A et qui financent le logement social en France. Parmi les idées intéressantes mais qui méritent d’être développées : l’imposition différenciée de l’impôts sur les sociétés, le contrat de génération, l’indépendance de tous les magistrats…

Mon top 3 des mauvaises idées est le suivant :

- le retour à la retraite à 60 ans avec la totalité des annuités de cotisation : avec une population plus âgée et un système amené à être davantage déficitaire (moins d’actifs pour plus de retraités qui vivent plus longtemps), revenir à la retraite à 60 ans est une abbération économique. Qui plus est, une telle mesure met en risque le système par répartition français. Hollande a fait de la jeunesse sa priorité ? Et bien, ce sont les jeunes qui financeront le système de retraites à 60 ans aujourd’hui qui demain n’en bénéficieront pas…

-  créer 150 000 emplois d’avenir et 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation : Les emplois d’avenir sont la nouveauté sémantique des « emplois jeunes » de Lionel Jospin. C’est, en gros, un stage au SMIC quasi intégralement payé par l’Etat. Encore de la dépense publique… Quant aux 60 000 postes supplémentaires dans l’éducation, là encore, c’est incompréhensible : alors que le nombre d’élèves est moindre par rapport aux années 90, le nombre d’enseignants a augmenté ! Avec 1 100 000 personnels de l’Education Nationale, l’effectif est suffisant, seule l’organisation doit être repensée

- accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales : Quel Nation au monde ferait voter les étrangers aux élections locales dès lors qu’il n’y a pas de réciprocité en la matière ? Le droit de vote pour les étrangers doit être pensé lorsque celui ci est réciproque ! Si vous êtes citoyen de l’Union Européenne, vous avez déjà ce droit de vote. Conclure des accords bilatéraux pourquoi pas, c’est une forme de coopération intergouvernementale, cela se discute. En dehors de ce cadre, il faudra m’expliquer l’intérêt…

- (j’en rajoute une 4ème, je ne peux pas résister) Porter de 20 à 25% les obligations de construction de logement social : Personne ne conteste la légitimité et le besoin de logement social. Avant d’en augmenter le nombre, commençons par demander à tous de respecter les obligations et ensuite nous verrons. Et d’ailleurs, pourquoi 25% et non pas 30, 40 ou 50% ? Augmenter pour augmenter, ça n’a pas de sens. A défaut d’explication cohérente, c’est une ineptie. En revanche, la seconde partie de la proposition – à savoir favoriser la mixité sociale – est une bonne chose, déjà appliquée de facto dans de nombreux endroits, que les municipalités soient de gauche ou de droite.

Mon top 3 des propositions démagos :

- Séparer banques d’affaires et de dépôt et interdire les opérations spéculatives : Autant la séparation des activités bancaires est possible (elle existait en France jusqu’à ce que… François Mitterrand autorise la fusion en 1984 !), autant interdire les produits financiers, les stock-options, les paradis fiscaux, relève du voeu pieux inapplicable de manière unilatérale. La finance est mondialisée, en un clic, les capitaux traversent l’Atlantique : interdire uniquement en France est synonyme de délocalisation de capital, ce qui, j’ose espérer, est contraire à l’objectif poursuivi

- Annuler 29Md€ de niches fiscales « équitablement répartis entre les ménages et les entreprises » : Tout à coup, dès qu’il s’agit d’augmentation d’impôts, le flou se fait. Concrètement, piocher pratiquement 15Md€ dans la poche des ménages, on le fait comment ? On augmente quel impôt ou quelle taxe… Le flou est de mise, normal, ça n’est pas très « classe moyenne » comme mesure !

- Réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50% et tarification progressive de l’eau, de l’électricité et du gaz : Réduire la part de nucléaire est très populaire aujourd’hui… mais combien ça coûte ? Quel sera le futur prix de l’électricité pour les français ? La France a fondé dans les années 70 une politique industrielle fondée sur un prix de l’électricité attractif pour les industries électro-intensives. Revenir dessus pour installer des panneaux solaires étrangers, en quoi cela bénéficiera-t-il au pays ? Quant à la tarification progressive, l’effet de seuil risque d’être sévère et contraire à l’objectif recherché.

Mon top 3 des « futurs renoncements » :

- les euro-obligations : mutualiser la dette européenne implique une politique budgétaire, économie et fiscale commune. La France seule n’y parviendra pas, surtout lorsque l’on connaît la résistance allemande en la matière..

- la contribution climat-énergie aux frontières de l’Europe : Comme pour la proposition précédente, Nicolas Sarkozy s’est heurté au refus des partenaires européens. L’idée est bonne mais ne rencontre pas de consensus politique européen…

- l’équilibre budgétaire en 2017 : Les prévisions de croissance retenues par le PS sont les mêmes que celles du gouvernement. Les mêmes donc que le PS critique en les jugeant surestimées et irréalistes. L’objectif d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2017 me fait donc doucement sourire :)

 

 

PARIS, 26 janvier 2012 (AFP) – Principales mesures parmi les « 60 engagements pour la France » du candidat socialiste à l’Elysée François Hollande:

RELANCE DE LA PRODUCTION, DE L’EMPLOI ET DE LA CROISSANCE
- Création d’une Banque publique d’investissement et d’un Livret d’épargne industrie au profit des PME. Doublement du plafond du livret de développement durable- Rééquilibrage de l’impôt sur les sociétés au profit des PME et des TPE et au détriment des grandes entreprises- Couverture intégrale de la France en très haut débit d’ici à dix ans- Préservation du statut public des entreprises détenues majoritairement par l’Etat (EDF, SNCF, La Poste…)- Séparation des activités des banques « utiles à l’investissement et à l’emploi de leurs opérations spéculatives », bannissement des banques françaises des paradis fiscaux, interdiction des « produits financiers toxiques » et des stock-options, sauf pour les entreprises naissantes, encadrement des bonus et sur-taxation de 15% des bénéfices des banques- Réduction du déficit public à 3% du PIB et retour à l’équilibre fin 2017- Suppression de 29 milliards d’euros de niches fiscales « équitablement répartis entre les ménages et les entreprises »- Montée en puissance du financement des « priorités » jusqu’à 20 milliards d’euros en 2017- Coup d’arrêt à la révision générale des politiques publiques (RGPP) et à l’application « mécanique » du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux.


REFORME FISCALE
- Fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG- Nouvelle tranche à 45% pour les revenus supérieurs à 150.000 euros par part et plafonnement à 10.000 euros de la diminution d’impôt tirée des niches fiscales- augmentation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire dès septembre- abaissement du plafond du quotient familial pour les 5% de ménages les plus aisés- relèvement de l’impôt sur la fortune pour les plus gros patrimoines et abattement sur les successions ramené à 100.000 euros par enfant.

EDUCATION ET JEUNESSE
- création de 60.000 postes supplémentaires dans l’Education en 5 ans- augmentation de « 25% » de l’allocation de rentrée scolaire dès septembre- allocation d’études et de formation sous conditions de ressources- abrogation de la circulaire sur les étudiants étrangers

RETRAITES, SANTE
- départ à 60 ans pour ceux qui ot cotisé toutes leurs annuités. Pour le reste, négociation dès 2012 pour définir « âge légal, « montant des pensions notamment ».- augmentation de la part de rémunération forfaitaire des médecins généralistes. Encadrement des « dépassements d’honoraires », favoriser une baisse du prix des médicaments.- assistance médicalisée pour « terminer sa vie dans la dignité », dans des « conditions précises et strictes »

EMPLOI
- créer 150.000 emplois d’avenir pour l’insertion des jeunes- mettre fin à la défiscalisation et aux exonérations de charges sur les heures supplémentaires, sauf pour les TPE- « contrat de génération »: « permettre l’embauche par les entreprises, en CDI, de jeunes, accompagnés par un salarié plus expérimenté qui sera ainsi maintenu dans l’emploi jusqu’à son départ à la retraite ».- augmentation des cotisations chômage pour les entreprises qui abusent des emplois précaires- création de 1.000 postes par an pour la police, justice, gendarmerie- dès l’été 2012, réunion d’une grande conférence économique et sociale,   »saisie des priorités du quiquennat »

SOCIETE, NUMERIQUE, ENVIRONNEMENT, ENERGIES
- l’obligation pour une commune de construire des logements sociaux est portée de 20 à 25%. Mixité sociale- banlieues: lancement d’opérations de renouvellement urbain. Maintien des services publics. Augmentation des moyens, notamment scolaires. Présence régulière des services de police.- remplacement de la loi Hadopi par une loi « signant l’acte 2 de l’exception culturelle »- lutte contre le « délit de faciès »- loi favorisant l’égalité professionnelle homme/femme- ouvrir le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels- réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité de 75 à 50% à l’horizon 2025- fermeture de la centrale de Fessenheim, poursuite du chantier de l’EPR de Flamanville

INSTITUTIONS
- loi de 1905 sur la séparation Eglise/Etat inscrite dans la Constitution, en tenant compte du statut de l’Alsace et Moselle- réforme du statut pénal du chef de l’Etat- droit de vote accordé aux étrangers aux élections locales- loi sur le non-cumul des mandats, introduction d’une part de proportionnelle aux législatives- Réduction de 30% de la rémunération du président et des ministres

EUROPE, INTERNATIONAL
- Proposition d’un « pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance », création d’euro-obligations et nouveau traité franco-allemand- Proposition d’une politique commerciale européenne anti-dumping social et environnemental- Contribution climat-énergie aux frontières de l’Europe- retrait immédiat de nos troupes d’Afghanistan

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Posté par Cedric Thoma le 26 janvier 2012 Aucun Commentaire

Le répit européen sera-t-il de courte durée ?

Cher tous,

Actualité présidentielle oblige, on parle moins ces temps-ci de la crise financière. La perte du AAA français (à vrai dire, seul S&P a dégradé la France, les autres agences maintenant leur notation) n’a pas ému grand monde, sauf peut être les entreprises publiques, les banques et les collectivités locales qui vont voir leurs conditions d’accès au crédit se réduire.

Pour autant, la dette publique européenne et plus globalement occidentale (les Etats-Unis ont 15 000Md$ de dette) ne diminue pas et va même s’accroître… Avec les plans de rigueur successifs, la zone euro subira une récession en 2012 (-0,5% d’après le FMI), les USA une croissance faible, le Japon guère mieux, même les pays émergents verront leur croissance ralentir, traduisant ainsi la réalité économique de la mondialisation. Si l’Europe plonge, tout le monde plonge, d’où l’insistance du FMI pour lever de nouveaux fonds auprès de ses pays membres (les Etats-Unis ont d’ores et déjà dit non).

Chacun agit dans son coin, au coup par coup. Aux Etats-Unis, la Fed a prêté 1200Md$ aux banques américaines au taux ridicul de 0,01%, en Europe la BCE a fourni 490Md€ de liquidités à 1%… tout ceci sans aucune garantie (du moins en Europe) que l’argent prêtée ira financer les économies en difficulté. Bien au contraire, les banques européennes délaissent de plus en plus les obligations d’Etats européens du « sud » (Grèce, Portugal, Italie, Espagne..). Les mêmes qui criaient au secours pour que les Etats les renflouent en 2009 disent aujourd’hui aux Etats de se désendetter. L’hôpital qui se moque de la charité comme dirait le proverbe populaire.

Pendant ce temps là, l’Europe s’enfonce progressivement dans la crise : l’Allemagne campe sur ses positions de ne pas laisser la BCE acheter des obligations d’Etat. Dans le système actuel, une telle attitude, c’est comme vouloir courir un 100m avec une jambe dans le plâtre.

Evidemment, laisser la BCE injecter des liquidités ne réglerait pas leur problème de fond, à savoir que les Etats vivent au dessus de leurs moyens. A défaut, cela nous remettrait dans une situation « égale » vis à vis des autres centres économiques mondiaux et détournerait l’oeil du cyclone de l’Europe… sans pour autant résoudre en rien la nature instable du système financier actuel !

 

 

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Posté par Cedric Thoma le 25 janvier 2012 Aucun Commentaire

La diffusion des données publiques, gage de transparence

Cher tous,

Assurer les citoyens et les contribuables à la gestion publique des collectivités ou de l’Etat, c’est aussi leur permettre de disposer d’informations et de données « brutes ». Des marchés publics en passant par les informations relatives au nombre d’élèves par école, la pratique consistant à mettre en ligne un grand nombre de données s’appelle « l’open data ». C’est déjà une réalité dans de nombreux pays (notamment chez nos voisins britanniques, très en pointe sur le sujet !) et la France traîne un peu des pieds à la mise en place.

Récemment pourtant, les innovations se sont succédées en la matière : mise en place du site data.gouv.fr qui retrace des informations concernant l’Etat et les collectivités locales et a vocation, à terme, à centraliser toutes les informations, plateformes personnelles à certaines grandes villes, initiatives locales. L’objectif ? Renforcer la transparence publique et permettre aux citoyens d’être associés à sa gestion.

Bine sûr, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse et aller par exemple jusqu’à comptabiliser le nombre de stylos achetés par une mairie… Cependant, des initiatives sont intéressantes : au Royaume-Uni, tous les marchés publics d’une valeur supérieure à £ 20,000 sont mis en ligne, évitant toute accusation de clientélisme ou de corruption. C’est certainement une voie dans laquelle la France devrait s’engager réellement, Etat et collectivités locales confondues.

Au XXIème siècle, il est quand même surprenant de voir que trouver des données sur telle ou telle ville ou sur tel ou tel projet, relève du parcours du combattant. La transparence réfléchie est un gage de sérénité et de participation des citoyens à la vie publique. C’est aussi une marque de respect vis à vis des concitoyens nous ayant confié un mandat et pourquoi pas, de bonnes idées à recueillir !

Peut être le crédit accordé à nos hommes politiques sera-t-il ainsi amélioré dans l’esprit des français…

 

Le Parisien

Combien de mariages sont célébrés chaque année à Coulommiers? Quelles associations ont reçu des subventions? Quels prénoms ont été le plus donnés aux nouveau-nés de 2011? Les archives administratives des communes fourmillent d’informations en tout genre qui peuvent rester des années au fond des placards. Coulommiers a décidé de dépoussiérer ses dossiers en les rendant publics par le biais d’Internet.

Quatre communes adhérentes

Des informations avec plus ou moins d’intérêt, mises en ligne gratuitement depuis le début du mois sur le site www.data.gouv.fr. Le Premier ministre, François Fillon, vient de lancer la plate-forme qui doit permettre à la France de rattraper son retard dans la diffusion gratuite des informations publiques. Pour l’instant, seules quatre communes françaises y adhèrent, dont Coulommiers. Parmi les autres contributeurs : la SNCF, l’Insee ou l’Observatoire national de la délinquance.

En Ile-de-France, seules les mairies UMP de Longjumeau (Essonne) et de Coulommiers adhèrent. Reste à savoir si d’autres suivront. « On n’a pas réussi à savoir comment les villes avaient été choisies pour participer au site, explique Claire Gallon. C’est vrai qu’il n’y a aucune collectivité de gauche, mais certaines communes socialistes ont déjà créé leur propre site, comme Rennes, Toulouse ou Nantes », explique Claire Gallon, responsable de l’association LiberTIC, qui milite pour la diffusion numérique des données publiques.

Coulommiers promet de son côté « la transparence de son fonctionnement et de sa gestion ». La ville met progressivement en ligne les données de l’état civil, le détail des zones de stationnement, l’état des voiries, l’implantation des caméras de vidéosurveillance, etc. « Ces informations permettent d’instaurer une évaluation constante des actions et des politiques menées, explique la municipalité UMP sur le site. La transcription des données sera assurée de manière simplifiée et accessible, tant dans leur présentation que dans le format proposé. »

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Posté par Cedric Thoma le 23 janvier 2012 Aucun Commentaire

Les séjours verts à vélo, un atout touristique pour le Pays de Fontainebleau ?

A la petite reine, célèbre magasin de vélos bellifontain

Cher tous,

Le Pays de Fontainebleau est riche dans la variété de ses paysages et dans son potentiel touristique : la Seine, la forêt, le Gâtinais et ses étendues agricoles, ses petits villages… Les possibilités sont nombreuses en matière touristique !

Un des créneaux porteurs du moment, clairement sous-développé en Île-de-France est le tourisme cyclable (cf ci-dessous) : des parcours de balades à vélo sur un territoire pour en observer au mieux les richesses. Vu le cadre de vie exceptionnel du bassin (au sens large) de Fontainebleau, ses villes historiques (Barbizon, Morêt-sur-Loing etc), son charme pittoresque et sa proximité géographique de Paris, les conditions sont toutes réunies pour développer une offre de séjour à vélo !

Après la mise en place du Plan Vélo à Fontainebleau en 2009 aux côtés de ma collègue Virginie Perrachon, adjointe à la voirie, il me semble opportun de se pencher plus en avant sur cette question avec nos différents partenaires pour faire une « étape 2″ du Plan Vélo, plus large sur le territoire.

A vocation touristique et économique, le sujet sera certainement à étudier par la CCPF et l’Office de Tourisme. Dans la région, les territoires avec autant de potentiel que le Pays de Fontainebleau sont rares, il s’agit de se positionner avant les autres sur ce « marché de niche » en plein essor.

Réponse sur le sujet dans quelques temps !

 

Localtis.info

La direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS) publie une étude sur un sujet moins exploré que l’évolution des capacités hôtelières ou la fréquentation des stations de sports d’hiver : les séjours à vélo des tours-opérateurs en France en 2011. S’ils ne représentent encore qu’une très faible part de l’activité touristique – l’étude ne fournit d’ailleurs aucun élément sur l’impact économique de ce secteur – les séjours à vélo présentent en revanche l’intérêt de se contenter d’infrastructures légères et d’offrir l’opportunité d’une contre-programmation touristique.
Il s’agit en l’occurrence d’une activité géographiquement très concentrée. Cinq territoires regroupent ainsi 50% du marché français en la matière : le Val de Loire (358 séjours à vélo programmés par des tours-opérateurs en 2011), Provence-Camargue (327), Bourgogne-Beaujolais (227), Dordogne-Lot (191) et Alsace-Vosges (159). En 2010, la part de ces cinq régions phares étaient toutefois encore de 60%, ce qui témoigne d’une diffusion rapide de l’activité dans d’autres territoires. Celle-ci est en revanche peu présente dans les régions les plus touristiques. L’Ile-de-France ne comptait ainsi, en 2011, que 16 circuits organisés par des tours-opérateurs, la Côte d’Azur 30 et le Languedoc-Roussillon 31. A l’inverse, certains territoires plus restreints se révèlent plus attractifs en matière de tourisme à vélo. C’est, par exemple, le cas du canal du Midi et du canal des Deux Mers (76 circuits) et de la baie du mont Saint-Michel (27).
Autre atout du tourisme à vélo : s’il ne pèse encore que d’un faible poids économique, il connaît en revanche une croissance très rapide. Dans le Val de Loire, par exemple, le nombre de circuits proposés a progressé de 28% entre 2010 et 2011 et celui des tours-opérateurs proposant une offre sur ce territoire de 29%… Des taux qui se retrouvent dans les quatre autres destinations phares.

Un marché très concentré

Au plan international, le marché est très concentré, puisque les cinq premiers pays – dans l’ordre, la France, les Etats-Unis, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas – totalisent 74% des opérateurs et 75% des circuits proposés. Les trois premiers représentent même, à eux seuls, plus de la moitié des opérateurs et des offres. Sur ce marché très concentré, les opérateurs français – le plus souvent des structures petites ou moyennes – sont particulièrement bien placés et connaissent une croissance spectaculaire. Entre 2010 et 2011, leur nombre est passé de 33 à 48, tandis que le nombre de circuits proposés passait de 425 à 738, soit une progression de 74% en un an. Ce dynamisme se traduit notamment par le développement de nouvelles destinations – vallées alpines, Gers, littoral du Nord et de la Picardie, Marais poitevin, Mayenne… -, mais aussi par la mise sur pied de nouveaux produits et d’offres combinées : vélo et bateau (89 circuits associant le tourisme fluvial), vélo et gastronomie… Deux formules continuent toutefois de représenter l’essentiel de l’offre : les séjours découverte (environ 80% des circuits) et les séjours sportifs (dont les circuits organisés sur les lieux mythiques du Tour de France).
Enfin – et contrairement à l’image associée aux premiers congés payés à vélo en 1936 – le tourisme à vélo attire une clientèle « haut de gamme ». Pour les séjours découverte, 54% des clients dépensent plus de 100 euros par jour et 27% plus de 200 euros.

 

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Posté par Cedric Thoma le 12 janvier 2012 Aucun Commentaire

La communauté de communes va – enfin – s’élargir !

Cher tous,

Il aura fallu du temps pour que les choses se décident mais aujourd’hui l’entrée de Recloses et Bourron-Marlotte dans la communauté de communes du Pays de Fontainebleau (CCPF) est enfin acquise. Après un accord de Fontainebleau et d’Avon à de nombreuses reprises, puis un changement de Présidence à la tête de la CCPF (Odette Hugot démissionnant et Frédéric Valletoux étant élu), un revirement avonnais sur son avis initial a modifié les cartes et bloqué le processus d’entrée de Bourron et Recloses…

C’est finalement la loi rationnalisant la carte intercommunale qui a débloqué la situation. En effet, les préfets ont été chargés de dessiner les contours des communautés de communes en intégrant l’ensemble des communes qui n’étaient pas encore membre d’une communauté. La carte de la CCPF inclut ainsi Bourron, Recloses et puis, à terme, des communes membres de communautés voisines (Samois sur Seine, Barbizon etc). Le préfet a rendu sa copie en décembre dernier (la date limite était fixée au 31 décembre 2011), l’avis sur le schéma départemental étant positif (il fallait pour en faire des modifications une majorité des 2/3), le préfet a pris un arrêté d’extension du périmètre de la CCPF le 5 janvier 2012.

Prochaine étape : le vote de Fontainebleau et d’Avon sur l’entrée de Bourron et Recloses. Les règles d’approbation étant modifiées par rapport aux majorités « usuelles » (le préfet a de « superpouvoirs » temporaires), le vote positif de Fontainebleau suffit pour accepter les nouveaux entrants. Le Conseil municipal de Fontainebleau se réunit lundi prochain avec comme point à l’ordre du jour, l’arrivée de Bourron-Marlotte et Recloses à la CCPF, vote qui ne devrait pas poser de problèmes particuliers.

L’entrée officielle devrait se faire avant le 1er juin 2012. Ouf ! Avec cet élargissement, c’est toute la CCPF qui va pouvoir être remise sur les rails , étudier de nouveaux dossiers et se doter éventuellement de nouvelles compétences : la mutualisation des équipements sportifs par exemple, ou encore la compétence culture sont autant de pistes pour l’avenir.

Somme toute, cette entrée marque la fin d’une ère où deux villes voisines se regardaient en chien de faïence et le début d’une autre où les petits nouveaux auront forcément une place importante dans les bonnes relations entre tous et les projets qui émergeront ! A l’avenir, les communes ont toutes intérêt à travailler ensemble : Fontainebleau est une ville centre certes, mais Fontainebleau a besoin des communes alentours comme ces dernières ont besoin d’elle. Dès lors, travailler ensemble est non seulement logique mais c’est surtout beaucoup de bon sens…

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Posté par Cedric Thoma le 12 janvier 2012 Aucun Commentaire

Fontainebleau, perspectives 2012…

Cher tous,

Je commencerai cet article par vous souhaiter, à tous et à toutes chères lectrices et chers lecteurs, mes meilleurs voeux pour cette année 2012. 2012 sera à coup sûr une année à forte émotion sous bien des aspects : élections présidentielles puis législatives, crise de la dette, risques sur l’économie mondiale et sur la zone euro, dérèglement climatique, tensions internationales.. Rien de très joyeux de prime abord mais ô combien instructif sur la nature humaine et sur sa capacité autodestructrice. Sans vouloir me faire l’écho du sieur Jean-Jacques Rousseau et de sa théorie de l’homme nature qui devient mauvais au contact de la société, on a quand même l’impression que le monde d’aujourd’hui marche sur la tête sous bien des aspects. 2012, année des ruptures ? Certains disent que c’est le 21 décembre 2012 qui marquera ce changement de civilisation. On verra bien.

En attendant, voici ce qui, du côté de l’actualité bellifontaine devrait vous attendre :

2012, année des réalisations en ville. Salle des fêtes du théâtre, toit de la bibliothèque, rénovation de plusieurs vitraux de l’église, réfection de la rue Grande, fin des travaux du quartier Corot / Pasteur / Glaïeuls, seront, sauf imprévu, au coeur du programme des réalisations de l’année 2012. Un toilettage du patrimoine municipal indispensable pour aborder sereinement l’avenir de la cité impériale !

2012, année de mise sur pied du nouveau projet du cinéma ? Le 1er trimestre 2012 sera l’occasion d’évoquer le futur du cinéma bellifontain et son déménagement partiel sur le site du Bréau. Le maintien d’un cinéma à Fontainebleau est primordial pour l’activité économique locale et l’attractivité du centre-ville. Bien entendu, un maintien en centre-ville serait, d’un point de vue personnel, plus opportun pour le rayonnement de Fontainebleau. Un peu sur le modèle de Saint Germain en Laye. Le pragmatisme dominera quoi qu’il en soit..

2012, année du Bréau ? Achat des terrains du Bréau, études sur la plateforme hospitalière en devenir, implantation du cinéma sont autant de projets en gestation pour l’heure dans ce quartier de la ville. Un ensemble ambitieux pour lequel néanmoins le réalisme budgétaire des divers acteurs (ville, Etat, Ermitage) permettra d’avancer plus ou moins rapidement dans la réalisation de ces aménagements !

2012, année des barres de la Faisanderie. C’est en 2012 que le gros oeuvre de la rénovation des barres de la Faisanderie sera visible.Engins de chantier et entreprises de rénovation investiront rapidement les lieux.  Une épine de moins dans les ensembles à réhabiliter !

2012, année de l’intercommunalité. L’intercommunalité devrait s’élargir au cours du 1er semestre 2012 suite à l’adoption du Schéma Départemental de Coopération Intercommunal avant les fêtes. Recloses et Bourron-Marlotte feront donc officiellement leur entrée dans la communauté de communes du Pays de Fontainebleau. C’est aussi l’opportunité de revoir le champ de compétences de la CCPF pour l’élargir et favoriser la mutualisation des moyens !

Conclusion : 2012 marquera un tournant dans la politique locale bellifontaine. La majorité municipale a à coeur d’oeuvrer pour remplir les objectifs et promesses de son mandat. Réussir les quelques éléments non exhaustifs exposés ci-dessous est indispensable. Dans ces temps de crise et de disette budgétaire, soutenir l’investissement et veiller à l’optimisation de sa gestion fait partie des prérogatives des responsables publics !

Rendez-vous tout au long de l’année pour faire le point sur tous ces éléments :)

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Posté par Cedric Thoma le 5 janvier 2012 1 Commentaire

Bientôt un centre de télétravail à Fontainebleau ?

 

Cher tous,

L’attrait français pour le télétravail reste marginal : aujourd’hui, bon nombre d’entreprises françaises n’ont pas encore franchi le pas. Pourtant, il semble que dans de nombreux pays, l’offre de télétravail se développe… La ville de Fontainebleau et la communauté de communes du pays de Fontainebleau ont réfléchi tôt à la démarche, dans leur souhait de développer les nouvelles technologies et limiter les temps de transport des travailleurs.

Chaque jour, près de 6 000 personnes prennent le train pour aller travailler chaque jour à Paris en gare de Fontainebleau-Avon. S’en suivent 45mn de train, dans des conditions de confort parfois spartiates, puis du métro ou du RER et parfois le bus ou un autre moyen de transport derrière. Bref, entre 2h et 4h de transport par jour. Pas vraiment efficace comme journée de travail. Cela commence le matin lorsqu’on craint d’être en retard et, de retour le soir, on peste dès le moindre petit retard sur le train ou sur le bus.

Bref, utiliser les nouvelles technologies pour permettre de train 1 à 2 jours sur le lieu de résidence, dans un espace de travail partagé, est une solution viable à bien des endroits. Le Conseil Général se lance également dans la démarche pour en être partenaire et développer les centres de télétravail urbain. A terme, de nombreux salariés pourraient, avec l’engagement de leur entreprise, travailler à distance, avec toutes les facilités offertes par un centre de télétravail (par exemple un espace de restauration, des salles de téléconférence etc). C’est encore un peu novateur mais d’ici quelques années, le télétravail devrait – enfin – connaître un véritable essor… Fontainebleau devrait être en première ligne.

A suivre..

 

 

Les Echos

Le département lance une structure de préfiguration dont les travaux pourraient déboucher sur l’ouverture de premiers télécentres en zones urbaines dès 2012.

ECRIT PAR
Dominique MALECOT

En Seine-et-Marne, le télétravail s’impose de lui-même. Le plus étendu des départements d’Ile-de-France est très mal relié à Paris. Le réseau routier est aussi saturé que les RER et les temps de trajet peuvent se compter en heures perdues. Aussi le conseil général joue-t-il un rôle moteur dans le développement du télétravail dans cadre de la révision du Schéma directeur de la région Ile-de-France. Il pourrait même en devenir le laboratoire. Le département se prépare en effet à lancer « Initiatives Télécentres 77 », une structure de préfiguration et d’animation d’un réseau de télécentres en zones urbaines comme à Marne-la-Vallée, Melun ou Fontainebleau. Associant collectivités, aménageurs, porteurs de projets et investisseurs, ils devront générer leurs propres revenus et répondre à un modèle économique viable.

Pour l’agence départementale Seine-et-Marne Développement, en charge du projet, cette notion de réseau est fondamentale tant en termes de pertinence économique pour les utilisateurs que de cohérence de l’offre et de mutualisation des services associés. De plus, selon l’agence, une telle organisation permet de développer des synergies avec des télécentres à vocation plus rurale. « Nous élaborons un véritable modèle économique qui aura une traduction concrète dès 2012 par la mise en place de premiers espaces télécentres en Seine-et-Marne, et qui encouragera sans doute le déploiement de ces nouveaux usages au niveau national, affirment les promoteurs du projet. L’implantation du réseau de télécentres contribuera à limiter les déplacements quotidiens domicile-travail, à réduire les émissions de CO2, améliorer la qualité de vie des utilisateurs, accéder à un nouveau modèle de développement plus économe en ressources et renforcer l’attractivité résidentielle et économique des territoires. Initiateurs de la démarche ».

Une demande importante

Seine-et-Marne Développement appuie sa stratégie sur les résultats d’une étude de marché qu’elle a fait réaliser par le cabinet LBMG Worklabs sur les télécentres en Ile-de-France. Il en ressort que plus de la moitié des indépendants travaillent en dehors d’un bureau classique et que 47 % sont intéressés par des places en télécentres. En outre, un gros tiers ( 37 % ) des TPE et PME ont recours au télétravail depuis des lieux tiers (café wifi, centre d’affaires…) et 24 % d’entre elles se disent intéressées par des bureaux en télécentres. Enfin, 16 % des grandes entreprises envisagent de prendre des places en télécentres dès 2012. Sur le long terme, 89 % des grandes entreprises sont intéressées.

Mais surtout, la demande risque d’être d’autant plus forte que le télétravail permet de réaliser des économies sur le poste immobilier. Selon l’étude, 45 % des entreprises ayant des projets immobiliers prévoient à l’avenir de tester cette solution, soit trois fois plus qu’aujourd’hui. Il faut aussi réunir d’autres conditions telles que la localisation, les services et équipements, la formalisation juridique du télétravail et des garanties de confidentialité. L’accès à plusieurs télécentres en réseau est également un élément décisif pour les professionnels intéressés.

 

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Posté par Cedric Thoma le 3 janvier 2012 Aucun Commentaire

Fontainebleau, rétrospective 2011…

 

Cher tous,

Les fins d’année sont souvent propices pour dresser un bilan de l’année écoulée. En quelques lignes ci-dessous, je vous propose de revenir sur quelques événements de 2011 qui ont marqué Fontainebleau. Cela permettra de se rendre compte de l’avancée des dossiers et de préparer au mieux 2012 car c’est à l’aune de son passé qu’on éclaire l’avenir…

2011 c’est la première année de gestion du parc de logements sociaux par les Foyers de Seine et Marne. Après avoir repris le patrimoine de l’OPH Fontainebleau, dans une situation financière particulièrement difficile, les FSM ont dressé tout au long de l’année un état des lieux du logement social bellifontain et mis sur pied un programme pluriannuel d’investissements. C’est tout d’abord du côté des barres de la Faisanderie que les changements devraient être les plus visibles puisque la rénovation a commencé dès le dernier trimestre 2011 et que le début du gros oeuvre est à l’ordre du jour de ce début 2012.

2011, année du Parc National ? Le comité de pilotage de « Fontainebleau, parc national » a adopté, à la majorité, son rapport préconisant la mise en place d’un Groupement d’Intérêt Public pour étudier les modalités techniques et les impacts sur la gestion et l’utilisation du massif forestier. Pour l’heure, le dossier est encore dans les cartons, le temps de trouver l’accord de l’ensemble des partenaires sur le financement de la structure… à suivre de près dès 2012.

2011 fût également une année électorale, avec les élections cantonales puis les élections sénatoriales. Sur la deuxième circonscription de Seine et Marne (5 cantons : Fontainebleau, Nemours, Château-Landon, Lorrez-le-Bocage, La Chapelle la Reine), seul celui de Nemours était renouvelable. Bernard Rodier, conseiller général sortant UMP était défait au profit de Claude Jamet, maire de Bagneaux-sur-Loing. Roseline Sarkissian, conseillère régionale PS et conseillère municipale d’opposition de Fontainebleau, était suppléante de Claude Jamet. Elle sera également candidate à l’élection législative de juin 2012 pour le compte du parti socialiste.

2011, année de visite présidentielle. Le président de la République se rendait dans la cité impériale le 5 mai dernier pour parler médecine de proximité et soulever le problème des déserts médicaux en zone rurale. C’était également l’occasion de venir conforter le projet de plateforme hospitalière prévue au Bréau. A la fin de l’année, l’annonce a été faite que les nouveaux projets hospitaliers était gelés pour ceux qui n’avaient pas fait l’objet d’une notification officielle. Fontainebleau ayant fait l’objet de cette notification, le projet reste sur les rails, en espérant que la situation économique nationale n’oblige pas à faire de nouvelles coupes budgétaires.

2011, année de travaux de voirie. La rue de France a vu un élargissement de ses trottoirs sur le bas (devant le cinéma) et une réfection de sa chaussée. Quant au quartier Corot-Pasteur-Glaïeuls, ce sont des travaux en profondeur, avec reprise de la structure de la chaussée et enfouissement des réseaux, qui ont débuté à la fin de l’été et se poursuivent jusque début 2012.

2011, année des difficultés économiques. Projet de cinéma en centre-ville annulé (avec étude en cours sur un site au Bréau), départ des étudiants de l’ESIGETEL (école d’ingénieur localisée près de la CCI à Avon). Deux mauvaises nouvelles pour la vie économique locale, pour lesquelles des solutions de remplacement devront être anticipées et non subies…

2011, année événementielle… Nouvelle formule des Naturiales, nouvelle formule de Noël, signature du serment de jumelage entre la ville italienne de Lodi et Fontainebleau, tenue du premier festival d’Histoire de l’Art au Château de Fontainebleau (avec un succès au-dessus des espérances !), mise en place des marchés estivaux de producteurs de pays et début de l’opération Paniers Fraîcheurs en gare de Fontainebleau-Avon tous les mardis soir (les marchés et les paniers fraîcheurs se faisant en coopération avec la Chambre d’Agriculture de Seine et Marne).

2011, année d’inauguration du Grand Parquet. Le stade équestre a vu sa réfection s’achever pour un peu plus de 12M€ d’investissements. Un investissement d’avenir pour ce magnifique site, investissement dont les modalités de prise en charge respectives par la ville de Fontainebleau et la CCPF sont en cours de redéfinition. Un coup de chapeau également au jeune chef Florian Coignée qui a ouvert un restaurant gastronomique, La Closerie des Saveurs, sur le site du Grand Parquet :un vrai délice, on vous conseille !

Conclusion : Une année chargée s’achève tandis que 2012 approche et sera certainement aussi chargée :) Beaucoup de choses restent encore à faire à Fontainebleau, pour et avec les bellifontains. 2012 sera une année de crise des finances publiques qui viendra perturber les possibilités d’investissements locaux. 2012 sera une année électorale, avec les élections présidentielles et législatives qui s’inviteront dans les débats locaux et nationaux. Bref, 2012, année des plus délicates, sans compter la fin du mon de annoncée pour le 21 décembre 2012 (avez-vous pensé à votre abri anti-atomique ?!). Promis, début 2012, un petit article sur les « Perspectives 2012″. En attendant, bon réveillon à tous et à toutes !

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Posté par Cedric Thoma le 31 décembre 2011 Aucun Commentaire

Pour tous ceux qui auraient la Flashmob de vendredi soir…

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Posté par Cedric Thoma le 16 décembre 2011 Aucun Commentaire

Menu du dernier du Conseil Municipal de 2011…

Cher tous,

Lundi soir avait lieu le dernier Conseil Municipal avant la trêve des vacances de Noël (prochain Conseil Municipal prévu le 16 janvier 2011). Comme de coutume, retour en quelques paragraphes sur ce Conseil…

Budget 2012 :

Le Budget Primitif était à l’ordre du jour de ce Conseil. Ce dernier a vocation à cadrer les dépenses et recettes de l’année 2012 et sera complété par un budget supplémentaire lors du Conseil Administratif 2011 (qui donne les résultats « réels » de l’année 2011 et non de simples estimations). Les grands axes de ce budget sont notamment le maintien des taux de fiscalité (pas de hausse d’impôts par conséquent), la poursuite des efforts pour améliorer l’autofinancement et le soutien à l’investissement (avec les moyens disponibles). Un budget somme toute conforme à l’année précédente ; à mon sens, il faudra encore poursuivre les efforts pour améliorer l’autofinancement (qui correspond à l’épargne disponible pour investir, le reste des investissements étant constitué par des emprunts), ne pas s’endetter – car s’endetter créé une dépendance vis à vis des établissements bancaires -, et améliorer les subventions pour les différents projets. Régulièrement, ce blog mettra un point d’honneur à vous tenir au courant des évolutions de la situation.

Quelques chiffres clés pour 2012 :

- Dépenses de fonctionnement réelles : 19 897 130€

- Autofinancement dégagé prévisionnel : 688 700€

- Dépenses d’investissement : 5 757 223€ (dont 3 766 203€ de dépenses d’équipement, soit, ce qui n’est pas utilisé pour le remboursement des emprunts)

Parmi les investissements prévus : achats des terrains de la Faisanderie – les espaces verts – où n’auront pas lieu des constructions (voté lors du Conseil), travaux de la salle des fêtes du théâtre, travaux de la toiture de la Bibliothèque, petits travaux de voirie…

Modification des autorisations de programme et crédits de paiement :

Sous ces termes un peu abruptes, on désigne le total global d’une opération spécifique (autorisations de programme) et les dépenses pouvant y être allouées chaque année.

Le projet du stade de la Faisanderie est repoussé pour pouvoir l’élaborer et le mener à bien dans le cadre de l’intercommunalité : ce stade ne servant pas uniquement aux bellifontains (40 000 personnes s’y rendent chaque année), il est cohérent qu’il soit réalisé par l’intercommunalité. Un groupe de travail est actuellement en cours sur ce sujet, également pour envisager que l’ensemble des activités sportives passent dans le giron intercommunal. Affaire à suivre…

Le planning de la requalification urbaine a par la même occasion été ajusté. Les travaux devraient débuter en 2013 si les conditions économiques et budgétaires sont favorables. La première étape sera la place de la République ; la Place de l’Etape, un temps envisagée pour débuter les travaux, ne viendra que plus tard.

Conclusion :

De manière générale, les collectivités locales se dirigent vers des temps difficiles. L’Etat fait des efforts importants pour réduire son endettement et les collectivités locales auront à faire de même : les dotations aux collectivités locales (près de 80M€) représentent le 1er budget de l’Etat. Il est donc illusoire de croire que ces dernières n’auraient pas d’efforts à faire…Rien qu’à Fontainebleau, les dotations de l’Etat atteignent 4 500 000€ pour la dotation globale de fonctionnement (qui permet de financer une partie des dépenses courantes). Si demain ces dotations baissent, c’est autant qu’il faudra économiser sur d’autres postes budgétaires de la Ville. Cependant, pour faire des économies de manière efficace, il faudra aussi simplifier les normes auxquelles sont soumises les collectivités… trop de normes signifie de plus en plus d’agents affectés à des tâches purement administratives de « paperasse » et qui ne peuvent pas se concentrer sur leur service et les missions de service public. On est encore loin du compte dans ce domaine. Je crois pourtant qu’on y viendra : plus la contrainte financière pèsera sur l’Etat et les collectivités, plus ils devront se montrer efficaces dans chaque euro investi et dans les tâches sur lesquelles le personnel se concentrera.

To be continued..

 

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Posté par Cedric Thoma le 16 décembre 2011 Aucun Commentaire