Le réveil a été dur…

 

Cher tous,

La France se réveille avec un nouveau président, François Hollande. Elu avec 51,62% contre 48,38% pour Nicolas Sarkozy, le score est moins ample et la victoire moins nette par rapport à la vague rose qui était annoncée. Cette élection reste quand même une victoire pour la démocratie avec un taux d’abstention de 18,96%, soit moins qu’au premier tour de l’élection.

Ce résultat est avant tout la combinaison des violentes crises qui se sont succédé ces quatre dernières années et d’un fort « anti-sarkozysme ». Il est d’ailleurs surprenant de constater, d’après les enquêtes d’opinion publiées ce matin, que la principale motivation des électeurs de François Hollande n’était pas l’adhésion au projet ou au candidat Hollande mais avant tout de rejeter Nicolas Sarkozy à 55%.

Ce scrutin aura aussi été marqué par un partisanisme médiatique rarement égalé sous la cinquième République. Même hier, les sondages « sortis des urnes » donnaient Hollande vainqueur à 52,5 voire 53%… le score final étant un peu plus de 51,5%. Les médias ont construit leur Présidents et fait passer la pilule au peuple de France… le réveil sera d’autant plus dur.

Entre l’entrée des néo-nazis et une forte poussée des communistes aux élections législatives grecques, voici que la France devient socialiste. Non à l’austérité, vive la croissance. Un voeu pieu, une déclaration d’intention qui ne sera pas suivi d’effets. L’avenir nous dira si j’ai raison : en 1981, deux ans après l’élection de Mitterrand la rigueur était de mise. En 2012, ce sera moins de deux mois après l’élection que l’austérité prendra le pas sur le « changement » annoncé par Hollande.

La famille de la droite républicaine a perdu un combat, il faut savoir le reconnaître. L’important est maintenant de se concentrer sur les élections législatives afin d’éviter un Etat PS. Avec les villes, les départements, les régions, le Sénat, la Présidence de la République, les socialistes concentrent de large pouvoir. Leur donner une majorité à l’Assemblée Nationale, c’est risquer une République sans contre-pouvoir, il faut que les français s’en rendent compte… Réponse les 10 et 17 juin prochain !

Les résultats de l’élection présidentielle à Fontainebleau :

Participation : 78%

Nicolas Sarkozy : 61,41%

François Hollande : 38,59%

 

VN:F [1.9.5_1105]
Rating: +1 (from 7 votes)
Partager !
  • Print
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • PDF
  • Twitter
  • LinkedIn
  • viadeo FR

Posté par Cedric Thoma le 7 mai 2012 Aucun Commentaire

Résultats élections présidentielles Fontainebleau – 1er tour

Cher tous,

Vous trouverez ci-dessous les résultats définitifs de la Ville de Fontainebleau qui ont placé Nicolas Sarkozy en tête à l’issue du premier tour :

Participation : 75%

Eva Joly : 2,63%

Marine Le Pen : 11,09%

Nicolas Sarkozy : 41,64%

Jean-Luc Mélenchon : 7,68%

Philippe Poutou : 0,78%

Nathalie Arthaud : 0,33%

Jacques Cheminade : 0,22%

François Bayrou : 11,27%

Nicolas Dupont-Aignan : 1,97%

François Hollande : 22,39%

Ces résultats sont conformes au travail intense de terrain réalisé par les équipes de l’UMP de la circonscription dont je m’occupe. Ils reflètent également l’intérêt de se mobiliser au maximum lors d’un scrutin dont tous les observateurs nous disaient qu’il était perdu d’avance pour la droite et le président sortant ! Dans les deux semaines à venir, nous amplifierons encore notre engagement pour faire triompher nos valeurs !

Voici les résultats nationaux tels que disponibles ce matin :

François Hollande : 28,63%

Nicolas Sarkozy : 27,18%

Marine Le Pen : 17,90%

Jean-Luc Mélenchon : 11,11%

François Bayrou : 9,13%

Eva Joly : 2,31%

Nicolas Dupont-Aignan : 1,79%

Philippe Poutou : 1,15%

Nathalie Arthaud : 0,56%

Jacques Cheminade : 0,25%

Plusieurs enseignements sont à exploiter de ces résultats :

1/ les instituts de sondage s’étaient une fois de plus trompés : La semaine dernière l’institut CSA nous annonçait 29 Hollande, 24 Sarkozy, 17 MLP, 15 JLM. Résultat des courses : Mélenchon dans les choux, Le Pen dans le haut de la marge d’erreur, Sarkozy à seulement 1,5% de Hollande… Même les sondages « sortis des urnes » de 20h étaient faux puisqu’ils annonçaient 29 vs 25,5 en début de soirée. Comme quoi, rien ne vaut les ressentis du terrain pour appréhender au mieux une élection

2/ le second tour reste ouvert : le total des voix de gauche n’est pas si élevé avec un Mélenchon aussi bas. Comment croire que les électeurs du FN pourraient voter Hollande alors même qu’ils proposent le droit de vote des étrangers aux élections locales ? Comment croire que les électeurs de Bayrou, chantre de la dépense publique et de la réduction des déficits, pourraient voter pour un candidat qui annonce a minima 25Md€ de dépenses supplémentaires sans aucune économie ?

3/ le 6 mai, les français devront choisir : entre un chantre de l’immobilisme annoncé, refusant le débat, proposant une taxe à 75% sur les hauts revenus censée « ne rien rapporter », mais annonçant clairement 12Md€ d’impôts sur les ménages dont une augmentation de la CSG et une taxation de l’épargne préférée des français, l’assurance-vie ? Nicolas Sarkozy a fait son mea culpa sur tous les symboles qui ont pu choquer. Il a ensuite proposer un programme pour la France, basé sur moins de dépenses, le respect de notre trajectoire de réduction des déficits et de la dette, l’affirmation de nos valeurs, le respect de nos frontières, la défense de notre indépendance énergétique.

Réponse le 6 mai, d’ici là, bonne campagne !

VN:F [1.9.5_1105]
Rating: 0 (from 4 votes)
Partager !
  • Print
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • PDF
  • Twitter
  • LinkedIn
  • viadeo FR

Posté par Cedric Thoma le 23 avril 2012 Aucun Commentaire

La Foulée fut impériale !

 

Cher tous,

Dimanche avait lieu dans les rues de Fontainebleau et dans le Parc du Château la traditionnelle Foulée Impériale. 10km ou semi-marathon, course jeunes ou moins jeunes, faites votre choix !

Au départ, un record absolu du nombre de participants : près de 1500 coureurs pour les 10km et semi-marathon, les épreuves reines de l’après-midi. Avec un soleil radieux en prime, la Foulée a, une fois de plus, tenue toutes ses promesses !

Sans oublier les animations autour : groupes de musique, démonstration de capoeira, animations de la base de loisirs de Buthiers sur la Place Charles de Gaulle.

Bref, un grand moment non seulement sportif mais aussi de convivialité avec un parfum d’été !

VN:F [1.9.5_1105]
Rating: -3 (from 5 votes)
Partager !
  • Print
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • PDF
  • Twitter
  • LinkedIn
  • viadeo FR

Posté par Cedric Thoma le 3 avril 2012 Aucun Commentaire

Opération propreté dans les rues de la Ville !

Cher tous,

Le Conseil municipal des Jeunes (CMJ), composé de jeunes collégiens bellifontains, organisait aujourd’hui une action citoyenne de sensibilisation à la propreté dans nos rues. Flyers de communication et sacs canin en mains, les jeunes ont interpellé, appuyés par les conseillers de quartier et les conseillers municipaux des aînés, les passants pour discuter avec eux, leur donner les conseils d’usage en la matière.

Cette initiative était l’idée des jeunes ; elle sera suivie par une campagne d’affichage en ville et dans les commerces participant à l’opération tout au long du mois d’avril. La propreté n’est pas un grand projet, c’est en revanche un projet à l’intérêt toujours aussi grand. Le quotidien, le cadre de vie, c’est important pour un résident, quoi qu’on en dise et quoi qu’on en pense.

Félicitations à toute l’équipe des CMJ pour leur engagement citoyen !

VN:F [1.9.5_1105]
Rating: -1 (from 3 votes)
Partager !
  • Print
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • PDF
  • Twitter
  • LinkedIn
  • viadeo FR

Posté par Cedric Thoma le 31 mars 2012 Aucun Commentaire

Retour sur le conseil municipal…

Cher tous,

Lundi soir avait lieu le Conseil municipal de la Ville de Fontainebleau. Au programme, approbation des comptes au titre de l’année 2011, délégation de service public sur le stationnement ou encore approbation de la création d’une SCI pour la construction d’un multiplexe au Bréau…

Retour en quelques lignes sur ces grands sujets :

Comptes de la Ville :

Les comptes de l’année 2011 sont en amélioration, tout le monde s’en réjouira. Les efforts paient et c’est tant mieux. Dans le détail, le résultat comptable de l’année 2011 est de 1,6M€, ce qui permet, après remboursement du capital des emprunts (le remboursement du capital de la dette est comptabilisé en dépense d’investissement), de dégager un autofinancement net proche de 500 000€. Cet autofinancement servira à investir dans les projets portés pour l’année 2012.

Les bons résultats permettent d’augmenter le fonds de roulement disponible pour le porter à près de 4M€. Les réserves disponibles dans ce fonds de roulement permettront de venir financer les investissements à mener et donc, normalement, de moins emprunter !

La priorité pour cette année doit se focaliser sur l’amélioration de l’autofinancement net ; à terme, l’on devrait pouvoir ne plus emprunter pour financer nos investissements…

Délégation de service public sur le stationnement :

Le Conseil municipal a approuvé la rupture de la délégation de service public sur le stationnement pour des motifs de caducité. En d’autres termes, il a été estimé que le concessionnaire (Vinci), gérant du stationnement, s’était déjà remboursé sur les investissements ayant été mené depuis 1996. Un tel motif permet de diminuer la pénalité de sortie incombant à la collectivité ; cela lui permet également de relancer une nouvelle délégation de service public plus conforme à ses attentes. Dans la nouvelle DSP, devraient notamment être inclus l’extension du parking souterrain de la Place de la République, le barriérage du parking Boufflers et éventuellement l’extension de ce parking sur le terrain appartenant actuellement à l’Ecole des Mines. Les négociations continuent de ce côté là…

La nouvelle délégation de service public sera confié à un exploitant à l’issu de l’appel d’offres relancé. Techniquement, cela devrait prendre environ 6 mois. Le nouveau délégataire (Vinci ou un concurrent) entrera en fonction au début de l’année 2013, sauf contretemps.

Création d’une SCI Halle de Villars :

Le sujet est technique et vital pour l’économie bellifontaine. La communauté de communes est actionnaire majoritaire de la SEM Pays de Fontainebleau anciennement appelée SEM Butte-Montceau (car elle avait comme mission lors de sa création de construire les logements de la Butte-Montceau). Cette SEM créerait une Société Civile Immobilière (SCI) avec la SARL l’Ermitage, actuel exploitant du cinéma de centre-ville éponyme.

L’idée est de confier à la SEM le soin, sur le terrain de la Halle de Villars, de construire deux nouvelles halles. Charge ensuite à l’exploitant l’Ermitage de les aménager pour en faire un multiplexe sur ce lieu. On a entendu beaucoup de choses dans la presse à ce sujet, pas toujours vraie : la SCI serait possédée par la SEM à 62% (capital initialement investi de 500 000€) et par l’Ermitage à hauteur de 38% (pour un investissement en fonds propres de 300 000€). A la suite de la création de cette société, la SCI emprunterait environ 5M€ pour construire les deux nouvelles halles, tandis que l’Ermitage serait chargé d’aménager les lieux pour son multiplexe (ce qui représente un peu moins de 2,5M€). Des subventions sont attendues pour ce projet qui prévoit également l’installation de deux restaurants sur place ainsi qu’un espace de jeux pour enfant.

Le projet est en cours, il reste quelques étapes pour le finaliser et conforter l’offre cinématographique bellifontaine qui fait la richesse, non seulement de son centre-ville mais de sa ville toute entière.

La suite lors du prochain épisode :)

 

VN:F [1.9.5_1105]
Rating: -3 (from 5 votes)
Partager !
  • Print
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • PDF
  • Twitter
  • LinkedIn
  • viadeo FR

Posté par Cedric Thoma le 28 mars 2012 Aucun Commentaire

Le tournant de Villepinte dans la campagne

 

Cher tous,

Dimanche dernier, j’étais, en tant que délégué UMP de la deuxième circonscription de Seine et Marne, avec près de 150 militants venus de Fontainebleau et Nemours, à Villepinte pour le grand meeting de Nicolas Sarkozy.

Nous avons assisté à un grand discours, portant sur la place de la France dans l’Europe. La thèse selon laquelle il n’existe pas en France de droite ou de gauche mais plutôt une France du oui à l’Europe et une France du non à l’Europe, est non seulement intéressante sur un plan intellectuel mais aussi sur la vision qu’un homme d’Etat donne aux évolutions actuelles de la société. Nicolas Sarkozy a été clair : la France n’avance pas si l’Europe n’avance pas, les destins de la France et de l’Europe sont intrinsèquement liés. Dès lors, la scène politique nationale ne peut évoluer sans se soucier de la politique européenne. Réformer l’Europe c’est aussi réformer la France : sur la politique d’immigration (avec le contrôle aux frontières de l’Europe), sur la politique commerciale (avec des règles commerciales telles le « Buy European Act » sur le modèle chinois ou américain), sur la politique sociale et fiscale…

L’autre élément clé du discours de Villepinte reposait sur les places respectives du spirituel et du temporel dans la société. En France, le « temporel » (l’Etat) est la règle ; cependant, face à la montée du spirituel (les religions), notre pays doit s’adapter. C’est un débat ancien, qui a longtemps prospéré en France avant de décliner lors de l’émergence de la République. Depuis Clovis et l’avènement de la chrétienté, les pouvoirs temporel et spirituel ont entretenu des liens étroits, parfois ambigus. La primauté du roi sur le pape n’a pas toujours été la règle : lors du règne des carolingiens (et notamment le plus célèbre Charles le Grand ou Charlemagne), c’est le pouvoir du roi qui prédominait jusqu’à la nomination des évêques. Puis, les temps changeant, le pouvoir du pape se renforçant, des rois finirent par se retrouver excommuniés, entraînant parfois des situations dramatiques, leur caractère divin n’étant plus reconnu. Henri IV en est un triste exemple…

Les guerres de religion, notamment la trop célèbre guerre entre catholiques et protestants, révèlent qu’en des temps troubles, l’autorité n’était plus du côté du temporel mais du spirituel, avec toutes les conséquences en résultant…

Le discours de Villepinte aura eu le mérite de remobiliser les troupes, de rassurer les plus inquiets, de livrer une vision pour la France. Les sondages d’opinion consécutifs à ce meeting donnent d’ailleurs Nicolas Sarkozy en tête des intentions de vote au premier tour. Le chemin est encore loin pour gagner le 6 mai prochain, pour autant, la campagne présidentielle prend une nouvelle tournure !

VN:F [1.9.5_1105]
Rating: +3 (from 5 votes)
Partager !
  • Print
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • PDF
  • Twitter
  • LinkedIn
  • viadeo FR

Posté par Cedric Thoma le 15 mars 2012 Aucun Commentaire

Weekend Naturiales et Fête de l’Europe les 12-13 mai !

Cher tous,

Le weekend du 12 et 13 mai, la Ville de Fontainebleau sera très animée. Deux évènements majeurs se dérouleront en ville pour l’occasion : les traditionnelles  »Naturiales » dont la thématique centrale tournera autour des « Plantes, Fleurs et Jardins » et la Fête de l’Europe.

Si les Naturiales ne sont pas nouvelles et restent très appréciées du grand public, bellifontain ou non, la Fête de l’Europe l’est un peu moins. L’organisation de cette fête est portée par une association « Colors of Europe » dont le but est de promouvoir la rencontre et l’ouverture culturelle entre citoyens européens.

Les festivités européennes se dérouleront dans le parc du Château de Fontainebleau. Au menu, un village européen avec des exposants, des animations traditionnelles (danses, chants, spectacles…), des rencontres sportives, de la cuisine de tous les pays. Ajouté à cela un zeste de bonne humeur, une parade dans les rues bellifontaines puis une soirée le samedi dans le parc du Château  ! De 10h à tard dans la nuit le samedi 12 et de 10h à 19h le dimanche 13.

Bientôt un programme officiel pour cet événement ! L’association continue de recruter, bénévoles et autres associations souhaitant participer aux festivités. Alors, si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à les contacter contact@colorsofeurope.eu ! Parlez-en autour vous :)

 

VN:F [1.9.5_1105]
Rating: +1 (from 5 votes)
Partager !
  • Print
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • PDF
  • Twitter
  • LinkedIn
  • viadeo FR

Posté par Cedric Thoma le 9 mars 2012 Aucun Commentaire

J-45…

Cher tous,

A 45 jours du 1er tour de l’élection présidentielle, la campagne entre dans une phase musclée. Après le premier débat de mardi soir entre Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius (choisi par François Hollande pour « aller au front »), la confrontation des idées devrait plus que jamais être à l’ordre du jour. Nicolas Sarkozy dévoilera d’ailleurs son projet présidentiel dimanche à l’occasion d’un grand meeting à Villepinte, après des annonces distillées au cours des derniers jours.

La phase dans laquelle nous sommes est très étrange : d’un côté, la mansuétude médiatique à l’égard de François Hollande est sans commune mesure, voire affichée, de l’autre, tout ce qui vient de Nicolas Sarkozy est porté au ridicule ou simplement occulté. A titre de test, le débat de mardi soir était illustratif : pas un mot le lendemain dans les médias nationaux sur la titre prestation (reconnue à gauche) de Laurent Fabius.

On pardonne au candidat Hollande de changer tous les jours de programme sur la fusion CSG / Impôt sur le Revenu, sur la disparition du quotient familial, sur la fin de Hadopi, sur le monde de la finance encensé à Londres et fustigé à Paris, sur la fermeté à l’égard de la délinquance et la fin des peines planchers, sur la création des 60 000 postes d’enseignants qui en fait ne seront pas remplacés dans d’autres administrations, sur la réduction des déficits alors que dans le programme 29Md€ de dépenses supplémentaires sont prévues, sur la fiscalité des classes moyennes qui augmentera (12Md€ d’impôts sur les ménages, dont la CSG, la taxation de l’épargne préférée des français l’assurance-vie, la fin des heures supplémentaires…). La liste ci-dessus a beau ne pas être exhaustive, elle n’est pour autant jamais mentionnée – même partiellement – pas nos chers journalistes.

De l’autre côté, on fustige Nicolas Sarkozy (près de 5 ans après !) pour une soirée au Fouquet’s (alors que François Mitterrand y avait sa table à l’année !), pour des propos malheureux ici ou là, autant de faits qu’il regrette. Est-ce ça la rigueur journalistique ?

L’antisarkozysme, ce n’est pas ce que les Français attendent. Ils souhaitent un débat sur des idées. Les médias devraient s’en rendre compte et davantage comparer les idées, les valeurs et les programmes plutôt que de donner pièce à des polémiques sur des petites phrases sans grand intérêt…

Pour celles et ceux qui – et c’est normal – veulent un aperçu du bilan de Nicolas Sarkozy, en voici une courte liste :

 

VN:F [1.9.5_1105]
Rating: +2 (from 6 votes)
Partager !
  • Print
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • PDF
  • Twitter
  • LinkedIn
  • viadeo FR

Posté par Cedric Thoma le 8 mars 2012 Aucun Commentaire

Quand la campagne présidentielle s’empare de la scène médiatique…

Cher tous,

Tous les cinq ans, la France se met à vibrer pour les élections présidentielles… Pendant quelques mois, l’élection alimente toutes les conversations, tous les débats, tous les cafés du matin. Voter pour un homme ou une femme pour être chef de l’Etat pendant les cinq années à venir suscite un intérêt qui est quand même extraordinaire par rapport à la place de l’Etat dans le schéma institutionnel actuel. Certes, l’Etat ce sont des compétences comme la Défense, l’Education Nationale, l’Intérieur, néanmoins c’est bien davantage la majorité parlementaire qui importe ! En écoutant les médias, on a l’impression que le président est omniscient et omnipotent. Si tout va mal, c’est à cause de lui, si telle réforme n’a pas encore été menée c’est sa responsabilité. Bref, la présidentielle nourrit dans l’imaginaire collectif des attentes totalement disproportionnées par rapport à son pouvoir réel. Il est bien entendu très positif que l’élection présidentielle soit celle qui passionne et fasse voter le plus les français, pour autant il faut rester lucide sur le rôle du président de la République..

Cette élection risque quoi qu’il arrive d’être intéressante sous de nombreux aspects (en laissant de côté les polémiques inutiles et douteuses qui ne grandissent personne et favorisent uniquement les extrêmes) : c’est certainement la première fois depuis l’après-guerre qu’un candidat se voit poser comme première question après chaque annonce de mesure « Et ça, vous le financez comment ? ». La question des financements qui n’a jamais été au centre des débats auparavant – on se souvient tous de la célèbre formule atemporelle « L’intendance suivra ! » – devient, en cette période de crise sans précédent depuis 1929, centrale.

Le candidat qui sera élu ou réélu devra montrer toute la crédibilité de son programme pour à la fois dépenser moins, mieux redistribuer les recettes fiscales disponibles (quitte à les augmenter), augmenter la compétitivité de nos entreprises pour préserver les emplois – notamment industriels – sur le territoire français. La tâche est ardue et nécessitera pour les cinq années à venir la mise en oeuvre de réformes structurelles. Si la France a mené ces cinq dernières années des réformes importantes – sur l’autonomie des universités, sur le service minimum dans les transports ferroviaires, sur les retraites – il faudra alors encore plus loin : repenser notre modèle social, réapprendre à dire aux gens « Il nous faut travailler davantage », restaurer l’attractivité et la compétitivité des entreprises françaises face aux délocalisations.

Sur ce dernier point, on cite souvent les exemples chinois ou asiatiques au sens large ; il ne faut pour autant pas occulter les délocalisations intra zone euro. Lorsque l’Allemagne a pratiqué la modération salariale tout en transférant sa protection sociale sur la consommation (manière de faire payer l’ensemble des produits et non uniquement les entreprises nationales) alors que la France passait aux 35h, l’Allemagne a accru sa compétitivité (en termes de prix et / ou de qualité) entraînant des délocalisations de l’autre côté du Rhin. Là où la dévaluation monétaire permettait auparavant de corriger les déficits commerciaux (la monnaie nationale valant moins, les exportations sont favorisées et les importations diminuées), la zone euro a modifié cette équilibre (qui se fait maintenant au niveau zone euro et pas au niveau national) : l’Allemagne engrange des excédents commerciaux compensés par des déficits commerciaux français et d’Europe du Sud.

A l’heure où j’écris l’écart dans les sondages se resserre : les français imputent à Nicolas Sarkozy la responsabilité de la crise (alors même que la France la subit comme tous les autres pays) mais ne désirent pas le retour de la gauche (1/3 des français pensent qu’avec F Hollande la situation s’améliorerait, 1/3 qu’elle se dégraderait et 1/3 ni l’un ni l’autre…). Nicolas Sarkozy est à 27% au premier tour, F Hollande à 28%, contre des écarts supérieurs à 12% il y a quelques semaines. Mon coeur penche naturellement vers ma famille politique et la réélection de Nicolas Sarkozy.

Les français trancheront ; d’ici là, les médias auront à exposer le moins subjectivement possible le bilan et le projet du président sortant comme de ses adversaires.

A suivre…

VN:F [1.9.5_1105]
Rating: +1 (from 5 votes)
Partager !
  • Print
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • PDF
  • Twitter
  • LinkedIn
  • viadeo FR

Posté par Cedric Thoma le 22 février 2012 Aucun Commentaire

La course à l’endettement, le syndrome grec

Cher tous,

Il est de bon sens de considérer qu’une collectivité, un organisme public ou un Etat ne doive pas dépenser davantage que ce qu’il a. L’endettement, c’est la dépendance vis à vis de son créancier. On vous prête, cependant pour être sûr de se faire rembourser, on exige des mesures plus ou moins drastiques. La Grèce en est le parfait exemple : maquillage de comptes pour intégrer la zone euro, niveau d’endettement dépassant les 160% du PIB, course à l’évasion fiscale… Les conditions étaient créées pour rompre tout lien de confiance entre la Grèce et ses créanciers, ces derniers réclamant maintenant des mesures socialement difficiles voire inacceptables pour le peuple. Les fonctionnaires sont purement et simplement licenciés, le salaire minimum est abaissé de 22% (!), de nouveaux impôts sont levés alors que dans le même temps, le taux de chômage explose, les entreprises ferment ou se délocalisent, les gens sont acculés à la misère. La faute à qui ?

Aux grands argentiers répondront certains, aux « banquiers », aux « politiques corrompus », à la « Banque Centrale Européenne qui refuse d’acheter des obligations d’Etat » (la critique est en partie justifiée à mon sens puisque la BCE, faute de prêter aux Etats, ouvre le robinet pour les banques qui ne réinvestissent pas forcément là où les besoins sont forts et se détournent des obligations d’Etat européennes). La faute au peuple aussi, même si cela est difficile à entendre : entre la corruption, l’évasion fiscale et le bulletin de vote. Le bulletin de vote est certainement l’arme la plus indolore sur le coup mais qui blesse fortement en bout de course : à voter pour l’homme ou la femme politique qui promettra toujours plus de dépenses, toujours moins d’impôts et qui se jouera du « rêve » ou de « l’espérance » des gens en sachant parfaitement qu’il n’a aucun moyen de les satisfaire, c’est ainsi que le pays coure à sa perte.

Au fil des siècles, à chaque fois que les Etats ont manqué d’argent, il s’agissait de période de guerre en cours ou à venir. A chaque fois que les Etats ont trop dépensé, sans compter, comme si l’argent tombait du ciel, les conséquences ont été dramatiques : en France, on exécutait les banquiers physiquement (les banquiers étaient souvent de grandes familles, il « suffisait » de tuer le patron), d’autres fois, on pillait les ressources internes (Philippe le Bel et le « trésor » des Templiers) ou externes (une guerre et le pillage organisé dans le pays vaincu). Au XXIème siècle, celles et ceux qui croient encore que la dépense publique irréfléchie et sans limite est « normale », se trompent lourdement et portent une responsabilité dans les mouvements de violence qui surviennent inexorablement ici ou là. L’heure est au choix – en Grèce qui sert d’exemple sur les pays qui pourraient suivre – entre « économies » et « chaos ». Pour autant, se battre à armes égales avec nos concurrents mondiaux est un préalable indispensable : qui peut accepter que l’Europe se bride dans sa capacité à contrôler son taux de change ou à ses possibilités de dévaluer sa monnaie (attention, trop dévaluer correspond à un « défaut » sur la dette extérieure) quand la Fed abonde le déficit américain (prévue à plus de 900Md$ en 2013 !) ou que la Chine bloque son taux de change pour exporter à bas coût ?

La situation est complexe, tendue, les marges de manoeuvres sont étroites – n’en déplaise à François Hollande et son coup de baguette magique pour renégocier les traités -, la vérité doit être dite calmement et sereinement sur la réalité des finances publiques, pour que chacun puisse entamer la révolution culturelle suivante : pour la première depuis l’après guerre, il va nous falloir dépenser moins et mieux pour éviter de se diriger vers une situation à la grecque… ambiance !

Lepoint.fr

Un micro, laissé ouvert par mégarde, jeudi dernier, lors de la dernière réunion des ministres des Finances de la zone euro, a semé, si c’est encore possible, un peu plus la consternation en Grèce. Wolfgang Schäuble, le ministre de l’Économie allemand, venait de confier à Vitor Gaspar, son homologue portugais, que si le Portugal se trouvait dans une situation semblable à celle de la Grèce, Berlin n’hésiterait pas à accepter des aménagements à un plan d’austérité qu’il refuserait pour Athènes.

Bien sûr, il s’agissait d’un aparté qui n’aurait jamais dû être connu, mais inutile de préciser que la confidence aussi désinvolte que maladroite a un peu plus convaincu les Grecs qu’ils sont devenus pour de bon les parias de l’Europe. Quels que soient les efforts qui leur sont demandés, la zone euro leur en demandera toujours plus. Ils auront beau se serrer la ceinture au-delà du raisonnable, ils ne parviendront plus à rétablir une confiance sans laquelle on les voit mal se tirer d’affaire, tant qu’ils sont dans l’eurozone.

25 % de chômage

Or, même si dans un passé récent la Grèce a trompé ses partenaires, vécu à crédit en profitant de l’euro, caché des statistiques qui l’auraient obligé à contrôler le nombre effarant de ses fonctionnaires, manqué à son obligation de lever l’impôt de façon équitable comme cela se pratique dans n’importe quelle démocratie européenne, elle est depuis plus d’un an dans une situation qui ressemble à la grande dépression des années trente.

Cela donne lieu à des scènes que l’on espérait ne plus jamais voir dans nos pays prospères : des fermiers qui viennent à Athènes ou à Salonique distribuer à prix coûtant, quand ce n’est pas gratuitement, les produits que les citadins n’arrivent plus à acheter, provoquant d’ailleurs de véritables émeutes parmi les affamés. Des enfants, dans leurs salles de classe, ne quittant plus leurs anoraks et leurs bonnets parce que la diminution de 55 % des crédits de l’éducation, conjuguée à la hausse des taxes sur le fioul, oblige les directeurs d’école à arrêter de chauffer leurs locaux. Des dizaines de jeunes gens qui errent sans but apparent dans les rues des villes, parce que plus de 25 % d’entre eux sont au chômage dans un pays de 11 millions d’habitants, dont on estime aujourd’hui que moins de 4 millions ont un emploi.

Deux tiers de l’aide directement pour les créanciers

Le parlement grec a donc accepté le sixième (!) plan d’austérité qui lui était imposé. Les rues d’Athènes se sont enflammées en des manifestations qui peuvent basculer à tout moment vers une situation incontrôlable. 15 000 fonctionnaires vont être licenciés, les salaires vont être diminués de 22 %. Et les spécialistes annoncent déjà que sur les 130 milliards d’euros d’aide, enfin acceptés par l’eurogroupe et le FMI, les deux tiers ne serviront pas à donner un peu d’oxygène au gouvernement grec, mais à rembourser ses créanciers ! Autant dire que bien peu d’économistes se font encore d’illusions sur la capacité de la Grèce à se tirer d’affaire sans sortir de l’euro. Ce que Wolfgang Schäuble, encore lui, a confirmé ce week-end à sa manière toujours délicate : dans un journal allemand, il a déclaré que sauver la Grèce de la faillite serait autrement plus difficile que ne l’avait été l’absorption de la RDA après la réunification.

La Grèce l’a bien cherché. Mais elle est donc définitivement humiliée. Est-ce ainsi que l’on peut inciter ce pays à mettre tout en oeuvre pour se redresser ? Un mot court aujourd’hui dans les rues d’Athènes : que nous sortions ou non de l’euro le résultat sera le même, la Grèce appartient définitivement à un autre continent.

VN:F [1.9.5_1105]
Rating: -1 (from 9 votes)
Partager !
  • Print
  • Facebook
  • Google Bookmarks
  • email
  • PDF
  • Twitter
  • LinkedIn
  • viadeo FR

Posté par Cedric Thoma le 13 février 2012 Aucun Commentaire